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La banane pour sensibiliser les enfants aux effets néfastes du soleil

Le reportage de Nicole Germain sur la campagne de prévention auprès des jeunes.
Radio-Canada

Des enseignants utilisent l'exemple de la banane pour expliquer aux enfants les dommages causés à la peau par l'exposition au soleil.

D'après un reportage de Nicole GermainTwitterCourriel

L'Institut national de santé publique du Québec vient de lancer cette campagne de prévention en collaboration avec deux commissions scolaires des régions de Québec et de la Beauce, auprès des enfants du premier cycle du primaire.

« En France, ç'a été démontré que c'était le meilleur fruit au niveau de la peau. Ça nous ressemblait pour comparer avec l'être humain la peau lisse, la peau claire pour voir vraiment les effets néfastes du soleil », explique Annie Bonin, enseignante à l'École de la Mosaïque.

Exposée au soleil, la peau de la banane se couvre de taches. L'expérience est réalisée par les enfants eux-mêmes pour leur montrer les effets néfastes du soleil, précise Nicole Corbin, conseillère pédagogique à la Commission scolaire de la Capitale.

« On sensibilise les enfants aux expositions abusives du soleil et en même temps on les initie à une activité scientifique », dit-elle.

Des ados moins protégés

Conseillère scientifique à l'Institut National de santé publique du Québec, Marie-Christine Blais précise que les jeunes Québécois se protègent moins du soleil lorsqu'ils atteignent l'âge de l'adolescence. Ils recherchent davantage une peau bronzée, selon une récente étude.

L'application de la crème solaire tend à diminuer dès le premier cycle du primaire.

« On voit même qu'à partir de cet âge-là, les comportements de protection au soleil vont avoir un peu tendance à diminuer par rapport aux enfants de 1 an à 5 ans qui sont davantage protégés par leurs parents », explique Mme Blais.

Au Canada, plus de 80 000 nouveaux cas de cancer de la peau sont diagnostiqués chaque année. La maladie est en constante progression contrairement aux autres types de cancer qui sont à la baisse.

Un cancer 100 % évitable

Le cancer de la peau est le plus répandu au Canada. En contrepartie, c'est le seul cancer qui peut être évité à 100 %, puisque son principal facteur de risque est la surexposition aux rayons UV du soleil ou les lits de bronzage.

Depuis 1990, les cas de mélanome, le cancer de la peau le plus meurtrier, ont plus que doublé au Canada.

L'ADN des cellules, une fois atteint, ne fait que se désagréger, ce qui provoque des dommages cumulatifs irréversibles.

Québec

Santé