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Des usines de transformation embauchent des étudiants et misent sur l'automatisation

Travail saisonnier en Gaspésie

Travail saisonnier en Gaspésie

CBC
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des transformateurs de fruits de mer du Nouveau-Brunswick prennent des mesures pour faire face à la pénurie chronique de travailleurs, qui s'est aggravée par des changements au programme de travailleurs étrangers temporaires.

Le président de l'Association des transformateurs de homard du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse et membre de la nouvelle Coalition maritime des fruits de mer, Jerry Amirault, dit que les transformateurs tentent de recruter des étudiants et misent sur l'automatisation pour éviter d'envoyer des fruits de mer se faire transformer ailleurs.

Trouver des travailleurs qualifiés est un problème récurrent depuis 2006, lorsque les débarquements de homard ont commencé à augmenter de façon spectaculaire, soutient M. Amirault.

« Je parle de passer de 150 millions de livres à 330 millions de livres sur les quais. Donc, ce qu'ils ont essayé de faire, c'est d'obtenir des travailleurs là où ils le pouvaient et par des programmes, comme celui des travailleurs étrangers », explique-t-il.

Mais en vertu des nouvelles règles fédérales, d'ici juin 2016 le pourcentage de travailleurs étrangers dans les usines de poisson doit passer de 65 % à 10 % de l'effectif.

M. Amirault soutient que les propriétaires d'entreprises sont à la recherche de nouvelles façons d'attirer des travailleurs locaux.

« Nous embauchons pendant les 12 mois de l'année et il y a des emplois disponibles pour les Canadiens », dit-il.

« Si nous ne pouvons pas gérer leur produit qui est débarqué, alors ça affecte un autre segment important des collectivités rurales, qui est la communauté de pêche. »

— Une citation de  Jerry Amirault, président de l'Association des transformateurs de homard du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

« Les postes sont affichés. Ils sont sur la plupart des portes de la plupart des usines et vous savez la question évidente est pourquoi les Canadiens ne viennent pas pour travailler? » se questionne-t-il.

M. Amirault dit que son groupe travaille également avec le gouvernement fédéral pour trouver des façons d'inciter les bénéficiaires de l'assurance-emploi à au moins envisager de combler les postes disponibles.

Ce dernier soutient que l'autre problème est la façon dont les emplois dans les usines de poisson sont inscrits à la banque d'emplois de Services Canada.

« Quand vous allez sur la description dans la banque d'emplois, on décrit le travail d'une manière que vous ne voudriez même pas le considérer. Dans la section environnement de travail, on décrit l'environnement comme étant nauséabond, mouillé et froid. Je veux dire, c'est juste l'environnement dans l'usine de poisson », affirme M. Amirault.

Usine de transformation de produits marinsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Usine de transformation du crabe

Des salaires plus élevés sont nécessaires

Jerry Amirault affirme que les usines de poisson paient entre 11  $ et 13,75 $ l'heure dans le sud-est du Nouveau-Brunswick et plusieurs ajoutent des primes de rendement en guise d'incitatif.

« Les jeunes au secondaire pourraient faire 800 $ ou 900 $ par semaine et ils ne sont pas intéressés, donc nous recrutons dans tous les domaines possibles. Nous avons des étudiants étrangers dans les universités dont leur éthique de travail est totalement différente », raconte M. Amirault.

Mardi après-midi, de nombreux résidents de Shediac ont dit qu'il faudrait des salaires plus élevés pour attirer des travailleurs d'ici.

Roger Boudreau soupçonne que la seule raison d'aller travailler dans une usine de transformation serait « probablement pour faire des timbres ».

« Pourquoi ne pas payer les employés le salaire qu'ils méritent? Ils travaillent dur. Ce n'est pas facile de travailler dur dans une usine de poisson », dit-il.

M. Amirault dit qu'un groupe de travail se penche actuellement sur des moyens d'automatiser la transformation du poisson, ce qui pourrait mener à des emplois mieux rémunérés dans l'industrie.

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