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Jim Prentice démissionne

Discours de Jim Prentice, chef du Parti progressiste-conservateur albertain

Jim Prentice a annoncé sa démission en tant que chef du Parti conservateur et que député dans Calgary-Foothills après la défaite cuisante de son parti aux mains des néo-démocrates albertains.

Le premier ministre sortant s'est dit attristé de la décision des Albertains de ne pas choisir son parti, mais a concédé la victoire à son adversaire de gauche. « Rachel Notley a fait une bonne campagne. Elle a gagné la confiance des Albertains. »

Le Parti progressiste-conservateur de Jim Prentice n'a pas su faire face à la vague orange qui a déferlé sur l'Alberta et est relégué au troisième rang, derrière le Wildrose, qui devient l'opposition officielle. Le parti au pouvoir depuis plus de 43 ans n'a pas réussi à convaincre les électeurs qu'il pourrait, entre autres, faire face au déficit de 7 milliards de dollars. Jim Prentice a rappelé que son parti a dû faire des choix difficiles.

Fin de carrière politique?

Selon l'analyste politique Frédéric Boily, les espoirs d'une candidature au fédéral sont minces pour le chef conservateur et ex-ministre fédéral dans le gouvernement de Stephen Harper. « Les visées fédérales, c'est terminé parce qu'il n'y a personne au sein des conservateurs fédéraux qui même voudront s'approcher de Jim Prentice. »  L'analyste Julian Castro-Rea en rajoute : « Jim Prentice est devenu la bête noire des conservateurs ! »

Seuls trois ministres de l'ancien gouvernement conservateur ont survécu au raz-de-marée du Nouveau Parti démocratique. Manmeet Bhullar, l'ex-ministre des Infrastructures, a été réélu dans la circonscription Calgary-Greenway. Wayne Drysdale, ex-ministre des Transports, et Ric McIver, ex-ministre de l'Emploi, ont également été réélus.

Les quinze autres ministres du gouvernement Prentice ont été défaits.

Le PPC attaqué à gauche et à droite

Le Parti progressiste-conservateur a dû défendre son budget présenté à la fin de mars tout au long de la campagne, entre autres la décision de ne pas augmenter les impôts des entreprises. Des erreurs en cours de route ont mis le parti sur la défensive, par exemple le commentaire du chef Jim Prentice, qui a dit d'un ton jugé condescendant par de nombreux observateurs : « Je sais que les mathématiques sont difficiles » à la chef du NPD Rachel Notley lors du débat des chefs.

Ce débat télévisé des chefs du 23 avril s'est transformé en affrontement entre Jim Prentice et Rachel Notley. La plupart des sondeurs et des politologues voyaient la chef des néo-démocrates comme la grande gagnante de ce débat.

En fin de campagne, toutes les attaques se sont portées contre le NPD, montré en tête dans les intentions de vote par la majorité des sondages. Le parti de Rachel Notley, bénéficiant d'un large appui à Edmonton, a déployé des efforts pour effectuer des percées dans d'autres régions comme Calgary et Lethbridge.

Tout au long de la campagne, le Wildrose a martelé un message de rigueur fiscale et sa promesse de ne pas augmenter les impôts, tout en critiquant la mauvaise gestion des progressistes-conservateurs au pouvoir depuis 43 ans en Alberta.

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