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Ces plongeurs qui carburent à la passion

Les étudiants plongeurs à pied d'oeuvre

Photo : Radio-Canada/Denis Leduc

Radio-Canada

Depuis plus d'une semaine, une douzaine d'étudiants de l'Institut maritime du Québec poursuivent leur formation en plongée dans un lac au fond de la carrière Métis.

Ces futurs plongeurs industriels ont délaissé le fleuve Saint-Laurent depuis la fermeture de la jetée Ouest du port de Rimouski.

Dans ce lac, ils s'entraînent à lever de la roche sous 10 mètres d'eau.

La plus grosse qu'on a eue, c'est 3000 lb », précise le professeur de plongée, Dany Saint-Cyr.

Pour déplacer un tel poids, les plongeurs se servent d'un gros sac rempli d'air attaché à un rocher et qui fait office de ballon flottant.

Un sac gonfé fait office de ballon flottantAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un sac gonfé fait office de ballon flottant

Photo : Radio-Canada/Denis Leduc

Le principal problème demeure la visibilité qui devient très floue dès que les rochers bougent. « Ça fait lever les sédiments et la visibilité passe de quatre, cinq pieds à rien du tout », constate Jérôme Comtet, un des étudiants plongeurs.

Ces passionnés passeront une heure 40 sous l'eau, à voir « davantage avec les mains qu'avec les yeux ».

Souvent la plongée dure plus longtemps, jusqu'à trois ou même quatre heures, toujours dans une noirceur relative. « C'est sûr que dans certaines situations, il faut faire travailler le mental. Si on n'est pas claustrophobe, si on a confiance en l'équipement, suffit juste de se parler un petit peu et il n'y a pas de problèmes », raconte Jérôme Comtet.

« C'est une habitude à prendre. Il faut être à l'aise. Des gens ne pourront le faire », estime un autre étudiant, Félix Dionne-Guertain.

Travailler sous l'eau, c'est le bonheur total.

Marie-Hélène Côté, étudiante plongeuse

« Je garde un peu une petite peur parce que quand on n' a plus peur, c'est là qu'arrive le danger. On prend plus de risques », confirme la seule fille du groupe, Marie-Hélène Côté. 

Travail d'équipe en solitaire

C'est un peu le paradoxe de ce métier selon Dany Saint-Cyr. Un travail à la fois solitaire et d'équipe. Ce qui demande, selon lui, des qualités hors du commun.

« Dans la mentalité de la personne, il faut que l'on soit capable d'être isolée. Quand on travaille trois heures sous l'eau, on est en partie seul dans notre bulle, notre élément même si on a l'équipe qui est en surface », explique celui pour qui la plongée n'a plus de secret.

Le métier est exigeant. Malgré tout, 75 jeunes soumettent leur candidature annuellement pour ce programme de plongée. Seulement 12 sont choisis.

« Quand on est passionné, tout est plus facile même si ce n'est pas évident. C'est un peu bizarre, mais c'est cela », confie Marie-Hélène Côté.

Ces étudiants, bientôt plongeurs professionnels carburent à la passion, le seul véritable oxygène dont ils ont besoin que ce soit sous les eaux du Saint-Laurent ou au fond d'un lac dans une carrière abandonnée.

D'après les informations recueillies par Denis Leduc

Est du Québec

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