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Double meurtre à Aylmer en janvier 2014 : une femme est accusée

Les deux victimes, Amanda Trottier, et Travis Cotour, étaient ensemble depuis deux ans.

Photo : Facebook

Radio-Canada

La Sûreté du Québec (SQ) a arrêté une femme de 39 ans de Gatineau, hier, relativement à la mort d'Amanda Trottier et de Travis Votour en janvier 2014. Sonia Vilon a comparu au palais de justice de Gatineau, ce matin, pour répondre à des accusations de meurtre prémédité. 

Amanda Trottier et Travis Votour, tous deux âgés de 23 ans, avaient été retrouvés sans vie dans une résidence de la rue de la Terrasse Eardley, dans le secteur d'Aylmer.

La fillette âgée de 3 ans de la jeune femme se trouvait dans la maison, mais n'avait pas été blessée.

La nouvelle de l'arrestation de la suspecte a suscité des sentiments extrêmes à la mère d'Amanda Trottier, Victoria Lebrasseur.

« J'ai braillé et je souriais en même temps. J'étais contente et triste en même temps. Plein d'émotions », raconte-t-elle.

Cela fait 16 mois qu'on se le demande et on a de la misère à dormir le soir. [...] C'est un bon commencement. On va peut-être en savoir plus et la vérité va sortir.

Victoria Lebrasseur, mère d'Amanda Trottier

Mme Lebrasseur avoue avoir encore du mal à trouver du sommeil, presque un an et demi après le meurtre de sa fille, principalement à cause du mystère qui entoure encore la disparition de cette dernière.

Des motifs inconnus

Travis Votour était connu des milieux policiers. Depuis 2010, il avait été accusé notamment de menaces de mort, menaces de destruction de biens, voies de fait, possession de drogue et de voies de fait sur un agent de la paix.

Les autorités croyaient d'ailleurs que le double meurtre était lié au crime organisé.

« À l'époque, l'enquête nous a été transférée étant donné qu'on soupçonnait que c'était du crime organisé qui était impliqué », rappelle le porte-parole de la SQ, Marc Tessier.

Les policiers avaient également évoqué la possibilité d'un règlement de compte lié à la drogue.

Or, il est difficile de dire pour l'instant si la thèse des policiers s'est avérée fondée, puisqu'on ne connaît pas le lien entre l'accusée et les victimes.

Il faut souligner [...] que l'enquête se poursuit et pourrait mener à d'autres arrestations.

Marc Tessier, porte-parole de la SQ

La SQ poursuit d'ailleurs son enquête en collaboration avec le Service de police de la Ville de Gatineau et elle n'exclut pas que d'autres arrestations soient faites.

« En ce qui concerne la preuve qui a été accumulée par les policiers tout au cours de cette enquête de 16 mois, nous n'avons pas toute la preuve », souligne de son côté le procureur des poursuites criminelles et pénales, Me Sylvain Petitclerc. « Mais assurément que celle-ci sera volumineuse. »

Une accusée sans antécédents judiciaires

L'accusée, qui est petite de taille et de frêle de constitution, vivrait difficilement son arrestation, d'autant qu'elle n'a aucun antécédent judiciaire précise son avocat, Me Pierre-Olivier Lemieux.

« Elle était sous le choc [et] extrêmement nerveuse. Elle peinait à comprendre la situation qui lui arrivait », explique-t-il.

Il faut comprendre que Mme Vilon n'a jamais vraiment fait face au système de justice. [...] Elle est sous le choc.

Pierre-Olivier Lemieux, avocat de la défense

Pour le moment, il n'a pas déterminé si sa cliente allait contester l'accusation qui pèse contre elle, ou au contraire, reconnaître sa culpabilité. Me Lemieux attend de prendre connaissance de la preuve contre elle avant de se positionner.

Sonia Vilon demeure détenue en attendant sa prochaine comparution, qui est fixée au 22 mai.

Avec les informations de Pascale-Marie Dufour et Nathalie Tremblay

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