•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un centre d'interprétation de la Bataille du Saint-Laurent à Grande-Vallée

La Bataille du Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La municipalité de Grande-Vallée se servira de la Bataille du Saint-Laurent pour attirer les touristes. Cet épisode de la Deuxième Guerre mondiale est un des plus méconnus de l'histoire récente du pays.

Il y a plus de 70 ans, au printemps 1942, le conflit s'est étendu au large des côtes gaspésiennes. Les U-Boats allemands ont cogné aux portes des Amériques, semant la destruction sur leur passage

Au total, les sous-marins nazis couleront 23 navires à quelques kilomètres seulement de la côte.

« Surtout les arrière-grands-parents ont vécu ça de très près. Ils ont été marqués par cette peur-là », explique l'historien et conseiller municipal de Grande-Vallée, Marc-Antoine Dufresne.

« La Deuxième Guerre mondiale c'est l'Europe, c'était en Asie, mais le seul épisode qui s'est déroulé en Amérique du Nord c'est ici en Gaspésie c'est dans l'estuaire du Saint-Laurent », fait valoir l'historien de formation.

Une spécificité que la municipalité de Grande-Vallée entend bien utiliser au profit de la région. « Au niveau touristique, ce n'est pas compliqué, le constat est clair, il passe des touristes, mais on n'a pas d'attraits pour les retenir », constate l'agent de développement économique, André Lemieux.
A la recherche de l'idée géniale, André Lemieux s'est souvenu de l'épave du Frédérika Lensen qui est venu s'échouer dans l'anse de Grande-Vallée après avoir été atteint par une torpille.

« Il faut fouiller dans notre propre milieu au lieu de copier quelqu'un d'autre ailleurs. Je suis parti de l'épave, je l'ai documenté, puis curieusement l'événement de la bataille est un épisode de la Deuxième Guerre mondiale est un épisode qui est méconnu », explique M. Lemieux.

La municipalité songe même à faire renaître le « Black-out ». « Le soir les gens devaient fermer les rideaux et tout ça, devaient mettre des phares noirs devant les autos pour ne pas être remarqués par les sous-marins », rappelle Marc-Antoine Dufresne.

« Si on veut garder le touriste, faisons une activité en soirée. Donc on va pratiquer un exercice de black-out et possiblement un jeu de lumière », précise André Lemieux.

Le projet de centre d'interprétation de la Bataille du Saint-Laurent n'est pas encore chiffré, mais déjà, le lieu est identifié et une entente a été signée avec le Musée naval de Québec.

Si tout va bien, l'ouverture pourrait se faire en 2017.

D'après les informations recueillies par Michel-Félix Tremblay

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Économie