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La rue Sainte-Catherine attire toujours les marques

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Derrière son apparence fragile, la rue Sainte-Catherine, à Montréal, ne cesse de surprendre, tant et si bien que de plus en plus de chaînes américaines et internationales s'y installent. La vigueur du marché et l'achalandage demeurent au rendez-vous avec les 250 000 travailleurs du centre-ville et les milliers de touristes qui l'envahissent chaque jour. Et ce, malgré la concurrence des banlieues et les travaux majeurs à venir dans les prochaines années.

Derrière son apparence fragile, la rue Sainte-Catherine, à Montréal, ne cesse de surprendre, tant et si bien que de plus en plus de chaînes américaines et internationales s'y installent. La vigueur du marché et l'achalandage demeurent au rendez-vous avec les 250 000 travailleurs du centre-ville et les milliers de touristes qui l'envahissent chaque jour. Et ce, malgré la concurrence des banlieues et les travaux majeurs à venir dans les prochaines années.

Un texte de Mathieu DionTwitterCourriel

« Lorsque nous regardons les faits, ça va bien au centre-ville et sur Sainte-Catherine », insiste d'entrée de jeu André Poulin, le directeur général de Destination centre-ville. Toutefois, la célèbre artère change avec les nombreux investissements et les projets de copropriétés et de tours de bureaux à proximité. La transformation s'effectue par l'arrivée de plus grandes enseignes.

« Nous observons même un développement dans les rues périphériques puisqu'il y a de moins en moins d'espace sur Sainte-Catherine. »

— Une citation de  André Poulin, directeur général de Destination centre-ville

Parmi les nouvelles arrivées remarquées, il y a celle du géant mondial de la lingerie Victoria's Secret, qui reprend l'espace auparavant occupé par la librairie Chapters. Avec ses 38 000 pieds carrés et ses trois étages, ce sera le deuxième magasin en importance de la chaîne après celui de New York. L'ouverture est prévue pour l'automne.

« Sainte-Catherine attire encore des clients d'importance », note Manon Parisien, vice-présidente principale et chef de l'exploitation chez Consultants immobiliers Aurora. Sa firme de courtage est derrière la transaction de Victoria's Secret à Montréal. Le détaillant souhaiterait bénéficier du pôle d'attraction de la rue.

« Au niveau du potentiel de chiffres d'affaires, c'est 1,7 milliard de dollars qui sont générés uniquement à ce niveau-ci. Il y a un potentiel de marché. »

— Une citation de  Manon Parisien de chez Consultants immobiliers Aurora

En 2014, selon l'agence, cinq enseignes internationales se sont établies sur Sainte-Catherine, dont Club Monaco, Reebok et Swatch. Cette année, en plus de Victoria's Secret, Aritzia et G-Star auront leur vitrine.

Pour les commerçants, la rue Sainte-Catherine doit dorénavant faire partie d'une stratégie de marketing, car les revenus sont faibles en raison des coûts d'exploitation élevés. « C'est une façade, un incontournable, affirme le président et directeur général de la chaîne La Vie en Rose, François Roberge. Si vous voulez être reconnu en tant que chaîne internationale, il faut être sur Sainte-Catherine. »

Son magasin se trouve à quelques mètres seulement du futur Victoria's Secret, mais il ne craint pas l'arrivée du concurrent.

« Je pense que Victoria's Secret voulait vraiment se démarquer. La rue Sainte-Catherine a quand même une image forte. Plus elle va être vivante, plus ça va fonctionner pour tous les commerçants de la rue. C'est aussi simple que ça. »

— Une citation de  François Roberge, président et directeur général de la chaîne La Vie en Rose

Des coûts de location très élevés

L'arrivée de magasins munis de gros moyens pousse à la hausse les coûts de location des espaces. « Les coûts des loyers sont rendus beaucoup trop élevés. Ça a monté en flèche depuis une douzaine d'années », déplore Jean-Jacques Trudel, le gérant de l'un des rares commerces indépendants à tenir toujours le coup sur Sainte-Catherine, WM Layton Audio. Le magasin de produits électroniques existe encore parce que son propriétaire possède l'édifice, explique-t-il. « Mais je ne peux pas vous dire si dans cinq ans nous serons encore là. »

D'après les données de l'agence immobilière CBRE Canada, le prix de vente moyen par pied carré des commerces au détail dans le Grand Montréal atteignait les 252 $ en 2014. C'est sur Sainte-Catherine que le prix le plus élevé a été observé. Au 777, Sainte-Catherine Ouest, le détaillant Banana Republic a déboursé 1145 $ le pied carré.

Construction et les banlieues : des menaces

Une inquiétude, toutefois, pèse lourd sur les commerçants : l'immense projet de reconstruction de la rue à venir en 2016. « L'inquiétude est sur le chantier et sur le concept. Il faut une rue fébrile et accessible avec des stationnements », rappelle le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.

Les carrefours commerciaux en périphérie, comme le Quartier DIX30, à Brossard, continuent en effet de se développer. Malgré tout, la confiance demeure aux dires de Manon Parisien, de Consultants immobiliers Aurora. « Nous savons que, d'ici les années 2016 et 2017, d'autres joueurs d'importance veulent s'établir sur Sainte-Catherine », croit-elle.

L’attrait de la Sainte-Catherine

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