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L'industrie touristique se réjouit d'un futur encadrement d'Airbnb

Le journaliste Jérôme Bergeron a les détails

Photo : cbc.ca

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'industrie touristique de la grande région de la capitale nationale est satisfaite d'apprendre que les gouvernements du Québec et de l'Ontario se pencheront sur les services d'hébergement touristique illégaux comme Airbnb.

« Pour nous c'est important que ce soit légiféré puisque le phénomène d'Airbnb est là pour longtemps », se réjouit la présidente du conseil d'administration de Tourisme Outaouais, Manuela Teixeira.

Sur Internet, les offres d'hébergement par des particuliers pullulent. Chambres avec accès à la cuisine et à la salle de bain, maisons, condos : il y en a pour tous les goûts et à tous les prix.

Tania Philoxy voyage partout au pays et loge dans des logements d'Airbnb.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tania Philoxy voyage partout au pays et loge dans des logements d'Airbnb.

Photo : ICI Radio-Canada

C'est d'ailleurs l'accès à un logement complet qui incite une directrice de magasin de passage à Ottawa, mais qui doit travailler aux quatre coins du pays, Tania Philoxy, à opter pour une location d'appartement sur Airbnb plutôt qu'une chambre d'hôtel.

« [J'aime] le côté plus personnel, je dirais. C'est peut-être plus l'accueil et le fait que souvent on a un appartement au complet. »

— Une citation de  Tania Philoxy, directrice de magasin

Ce que la loi dit au Québec

« Tout établissement qui offre un logement en location pour une période de moins de 31 jours est obligé de détenir une attestation de classification. Ne sont pas assujettis les établissements offrant de l'hébergement sur une base occasionnelle. Le mot « occasionnel » n'est pas défini en termes de jours, mais comme un acte fortuit, accidentel et/ou qui ne se produit pas à répétition. » - Tourisme Québec

Jason Trottier, membre de l'Association des Hôteliers d'Ottawa-Gatineau, affirme qu'Airbnb fait mal à l'industrie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jason Trottier, membre de l'Association des Hôteliers d'Ottawa-Gatineau, affirme qu'Airbnb fait mal à l'industrie.

Photo : ICI Radio-Canada

Les prix des locations peuvent également être très alléchants pour les consommateurs. Par exemple, pour un logement près du Musée canadien de l'histoire, cela peut coûter environ 60 $ la nuit sans taxes sur Airbnb. À proximité, une nuitée dans un hôtel trois étoiles coûte le double, soit 129 $.

Selon le membre de l'Association des Hôteliers d'Ottawa-Gatineau, Jason Trottier, cette concurrence se veut déloyale.

« On voit que les profits des hôteliers ont baissé au cours des dernières années. Il y a des raisons pour ça, évidemment.  »

— Une citation de  Jason Trottier, membre de l'Association des Hôteliers d'Ottawa-Gatineau

Le regroupement estime qu'il y a environ 1500 logements à louer sur des applications web dans la région de la Capitale-Nationale. Ce nombre représente près de 15 % des chambres d'hôtel disponibles dans la région, ce qui agace l'association.

« C'est un peu comme un marché noir, les Airbnb. Il n'y a aucun règlement. Les hôteliers ici, on paie des taxes, des frais », affirme M Trottier.

Par nuitée, un hôtel réclame au client un montant de 3 $ qui est réinvesti dans la promotion du tourisme régional partout dans le monde. La présidente du CA de Tourisme Outaouais dénonce le fait que les applications sur Internet évitent cette taxe.

« Airbnb bénéficie du fait qu'on fait de la promotion pour la région et devrait conséquemment contribuer à cet effort collectif de promotion de la région », relate Mme Teixeira.

Plus tôt cette semaine, Radio-Canada annonçait que le gouvernement du Québec compte ainsi encadrer les services comme Airbnb, notamment en les taxant. Du côté de l'Ontario, le budget déposé en avril expliquait que la province souhaite également légiférer dans ce domaine, ce qui soulage les hôteliers.

Les contrevenants s'exposent à l'heure actuelle à des contraventions qui vont de 750 $ à 2250 $ par jour, et jusqu'à 6750 $ en cas de récidive.

Réglementation ou pas, Tania n'entend pas changer ses habitudes « parce que c'est bien comme service, explique la jeune femme. Des fois on a des surprises, mais des fois c'est des belles surprises ».

D'après le reportage de Jérôme Bergeron

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