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Le phénomène de la déforestation à l'étude

Une étude sera menée dans l'Est ontarien.
Photo: Denis Babin, ICI Radio-Canada
Radio-Canada

Dans l'Est ontarien, une région où l'agriculture domine, les autorités municipales ont commandé une étude afin de tracer un portrait juste de la situation dans le bassin de la rivière Nation.

L'observation permettra de faire des constats afin de savoir à quel point le territoire est en proie à la déforestation.

Dans cette région, le défrichement à des fins agricoles est une pratique répandue, alors qu'un bon nombre de boisés ont été rasés au cours des dernières années.

Selon un producteur de fruits et légumes, Jacques Lamoureux, un terrain encore boisé ne rapporte pas. 

Le terrain en boisé, c'est du terrain qui dort. Ça coûte de l'argent et l'on n'en retire aucun revenu.

Jacques Lamoureux, producteur agricole

Lorsque ce dernier transforme un terrain boisé en plantation, le déchiffrement de ses terres devient payant. « On ramasse environ dix mille dollars de l'acre de rendement au niveau des fraises. Alors, c'est sûr que pour nous, la différence entre une implantation de fraises et un boisé est quand même assez grande », relate-t-il.

Toutefois, ce genre de comportement vient inquiéter les autorités locales. Le maire de La Nation, François St-Amour, assure garder un œil attentif à la situation.

« J'en ai vu le long de la rivière Nation couper des arbres "drette" sur le bord de la rivière et jeter des branches dans le "creek", dans la rivière », se désole le maire.

L'étude, menée par l'organisme à vocation environnementale la Conservation de la Nation Sud, tentera de déterminer si le couvert forestier de la région a régressé depuis 2008.

Au dernier recensement, la forêt occupait environ 28 % du territoire desservi par l'organisme, soit deux pour cent sous le seuil minimal acceptable, selon la chef d'équipe des ressources forestières, Josée Brizard.
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« Il faut se rappeler que, dans notre bassin hydrographique, on a 60 % d'utilisation pour les terres agricoles », explique Mme Brizard.

En plus de l'agriculture, le développement résidentiel et l'exploitation de l'énergie solaire exercent aussi une pression sur les boisés. Des mesures ont été mises en place pour contrer cette déforestation comme la plantation de près de trois millions d'arbres au cours des 25 dernières années.

« Ce sont de petits pas qu'il faut prendre. Je pense que ces étapes-là sont très importantes », affirme la chef d'équipe de l'organisme.

Ontario

Société