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Un membre de la table ronde transculturelle sur la sécurité est suspendu

L'avocat d'Hamilton a été suspendu de la table ronde transculturelle sur la sécurité par le ministre Blaney.

L'avocat d'Hamilton Hussein Hamdani, a été suspendu de la table ronde transculturelle sur la sécurité par le ministre Blaney.

Photo : Adam Carter/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un membre influent de la communauté de Hamilton a été suspendu de son siège à la table ronde transculturelle sur la sécurité nationale que le gouvernement Harper a créée en 2005.

Hussein Hamdani, 42 ans, a écrit des propos controversés en 1996 dans un guide de conduite destiné à l'association des étudiants musulmans de l'Université McMaster. Dans le guide qu'il a cosigné, Hussein Hamdani dictait notamment la façon d'islamiser la politique étudiante et de rejeter les mariages de conjoints de même sexe.

TVA et le site Point de bascule rapportent aussi qu'il aurait participé à des campagnes de financement pour le Hamas mais ces déclarations n'ont pas été vérifiées de façon indépendante.

« Ces allégations sont très troublantes », a dit un porte-parole de Steven Blaney. « L'appartenance de cet individu à la table ronde transculturelle sur la sécurité nationale a été suspendue immédiatement en attendant le résultat de la revue des faits. Bien que les questions autour des liens de cet individu avec une idéologie radicale aient circulé depuis quelque temps, il était escompté qu'il pourrait avoir une influence positive dans la promotion des valeurs canadiennes. Il est maintenant clair que cela n'a peut-être pas été le cas », ajoute le porte-parole.

M. Hamdani nie en bloc

M. Hamdani nie toutes les allégations faites par le réseau TVA. « Je nie tout lien quel qu'il soit avec des organisations criminelles ou terroristes au Canada ou à l'étranger », affirme-t-il en entrevue.

Il dit avoir été à la table ronde depuis 10 ans, que ses antécédents ont été vérifiés et qu'il a reçu divers niveaux d'habilitation de sécurité au fil des ans. Hussein Hamdani ajoute qu'il n'a pas été avisé par le gouvernement de sa suspension et qu'il a appris la nouvelle dans les médias.

« Que ça sorte maintenant, pour moi, il y a des motivations politiques [...]. Peut-être qu'ils ne sont pas contents que je sois très critique vis-à-vis du projet de Loi C-51. Peut-être que le gouvernement est mécontent de mon soutient à Justin Trudeau et aux libéraux », dit-il.

M. Hamdani qui se dit diffamé et songe à entreprendre des démarches afin de protéger son nom.

L'étonnement

La présidente de la table ronde, Dr Myrna Lashley, dit être étonnée par les allégations « parce qu'il a beaucoup travaillé pour contrer la radicalisation chez les jeunes ».

L'ex-maire de Hamilton, Larry Di Ianni, a publié un message sur son fil Twitter dans lequel il appuie M.Hamdani se dit lui aussi « étonné par les allégations contre Hussein Hamdani que j'ai toujours trouvé intelligent et engagé pour les valeurs canadiennes ».

Hussein Hamdani siège aussi à l'Association canadienne des libertés civiles, qui lui accorde le bénéfice du doute. Sa présidente, Sunkaya Pillay estime que « chacun a droit à ses opinions, mais nous privilégions le parcours professionnel d'un individu à ses erreurs de jeunesse ».

L'Université de Hamilton et l'Association des étudiants musulmans de McMaster ne nous ont pas rappelés.

Myrna Lashley explique que la table ronde est composée de représentants de différentes cultures et religions qui « conseillent le ministre sur des questions de sécurité ».

Les antécédents des personnes qui y siègent sont vérifiés par la Gendarmerie royale du Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité, précise-t-elle, même si elle admet ignorer les critères utilisés.

Myrna Lashley ajoute qu'elle ne peut pas commenter la décision du ministre Blaney de suspendre Hussein Hamdani de la table ronde, mais dit « évidemment espérer qu'il sera disculpé ».

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