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Grève illégale : les professeurs du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue défient l'ordonnance de la CRT

Sylvie Nicole, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, ainsi que les membres de son syndicat, défient l'ordonnace émise par la Commission des relations de travail

Sylvie Nicole, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, ainsi que les membres de son syndicat, défient l'ordonnace émise par la Commission des relations de travail

Radio-Canada

Les membres du Syndicat des enseignants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue (SEECAT) ont maintenu leur journée de débrayage le 1er mai malgré la décision de la Commission des relations de travail (CRT). Le scénario a été le même dans sept autres établissements d'enseignement collégial qui ont également décidé de maintenir la journée de grève dans la province. Une mobilisation qui ne sera pas sans conséquences.

Grèves des professeurs du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue

En assemblée générale, jeudi soir, les enseignants ont voté pour une journée de grève, malgré l'ordonnance de la Commission des relations de travail. Sans convention collective depuis le 31 mars, ils disent être dans la rue non pas pour défendre leurs conditions de travail, mais pour se joindre au mouvement social.

On voit à quel point les mesures d'austérité fragilisent notre région, fragilisent les lieux de concertation, rendent plus précaires les emplois et ce sont les jeunes que nous formons qui vont subir ces conséquences-là.

Sylvie Nicole, présidente du SEECAT

Il y a donc eu des manifestations devant les trois campus du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue et aucune activité d'enseignement n'a eu lieu.

Solidarité des étudiants et étudiantes

Des étudiants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue manifestent avec les professeurs en grève

Des étudiants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue manifestent avec les professeurs en grève

Photo : Émilie Parent-Bouchard

Au cours de l'avant-midi, plusieurs étudiants se sont joints aux enseignants et enseignantes. L'étudiante en sciences humaines Élise Ayotte se dit solidaire des enseignants de son cégep. « C'est nous, bientôt, qui vont être à leur place, puis je pense qu'on n'a pas envie de vivre les mêmes conditions. Donc c'est important de se battre à leurs côtés », pense-t-elle.

Réaction de la direction

Sans appuyer la grève, la direction du cégep dit respecter cette journée de grève illégale pour maintenir un climat de travail sain. « C'est à prévoir que le calendrier scolaire va être allongé d'une journée », indique le directeur des études, Éric Aubin.

Le cabinet du ministre de l'Éducation évoque des sanctions possibles, comme des amendes ou des retenues sur salaire. L'attachée de presse du ministre précise toutefois que l'application des sanctions revient à chaque établissement.

Le directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Blais, entend respecter la décision des enseignants.

On ne sacrifiera pas le climat de travail chez nous en forçant les gens et [en ouvrant] des lignes pour que le personnel puisse rentrer. On va respecter la décision des enseignants. Ils ont décidé de faire un piquet de grève, alors on va respecter ce piquet de grève là.

Sylvain Blais

La présidente du SEECAT, Sylvie Nicole, affirme qu'elle ne craint pas les sanctions de la Commission des relations de travail.

C'est plus important de dire que les mesures d'austérité qui sont imposées à la région, les coupures, les injustices qui se font présentement sont plus importantes que les éventuelles représailles.

Sylvie Nicole

Par ailleurs, plusieurs autres actions de « grève sociale » se sont tenues sur le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue le 1er mai.

Abitibi–Témiscamingue

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