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Port obligatoire du casque à vélo : l'exemple de Sherbrooke

Radio-Canada

Pendant que Québec jongle avec l'idée d'exiger le port du casque de vélo, penchant davantage vers la sensibilisation, à Sherbrooke, c'est obligatoire pour les mineurs depuis 2011. Une initiative qui porte fruits et qu'on aurait aimé voir dans l'ensemble de la province.

Un texte de Geneviève ProulxTwitterCourriel

Les amendements que Québec proposera d'ici juin au Code de la sécurité routière excluraient l'idée d'obliger le port du casque pour les cyclistes. Le ministre québécois des Transports, Robert Poëti, opterait plutôt pour une sensibilisation accrue des cyclistes quant aux risques de blessures à la tête. 

Le cycliste et homme d'affaires Louis Garneau agit comme conseiller auprès du ministre dans ce dossier. Selon lui, la mesure qui obligerait le port du casque à vélo serait difficilement applicable et les relations entre les policiers et les jeunes pourraient souffrir d'une méthode coercitive. « Le problème, c'est comment on fait pour arrêter un enfant de 12 ans ou 10 ans et la police va arriver, on pourrait traumatiser les enfants, ça deviendrait aussi peut-être très négatif comme attitude policière envers des jeunes enfants », dit-il.

D'un à deux décès par an à zéro

Selon le pédiatre au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Dr Claude Cyr, c'est une mesure qui a fait ses preuves. Depuis l'obligation de porter le casque à vélo pour les jeunes, on n'a dénombré aucun décès d'enfant à vélo. Auparavant, chaque an, un mineur décédait d'un accident de vélo. « C'est dommage que l'on passe à côté d'une opportunité pour mettre de l'avant des stratégies qui sont prouvées comme étant efficaces pour diminuer le nombre de décès chez les cyclistes », a-t-il dit. 

Le port du casque à vélo est obligatoire pour les enfants de moins de 18 ans dans sept provinces canadiennes. « Il n'y a pas moins de cyclistes, mais il y a moins de décès de cyclistes dans ces provinces », soutient Dr Cyr.

Dr Claude Cyr soutient que lorsque les jeunes sont approchés par la police communautaire, il n'y a pas de tension, de problème ou de traumatisme chez les jeunes. « L'intervention des policiers suivent toute une série de stratégies pour faire la promotion du casque de vélo. On s'assure que les enfants aient accès à des casques gratuitement ou à faible coût. Le rôle des policiers est vraiment positif et non pas coercitif. Ils ont donné des casques et des avertissements. Ils ont discuté avec les jeunes », explique-t-il. 

À écouter : entrevue avec Dr Claude Cyr, pédiatre au CHUS

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