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« J'en avais la chair de poule » - Frank Klopas

Laurent Ciman est consolé par le président de l'Impact, Joey Saputo.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Grosse déception, soupçon de fierté. Frank Klopas a félicité ses joueurs à répétition, mais la peine était trop grande dans le vestiaire de l'Impact pour accepter les fleurs de l'entraîneur.

Un texte de Jean-François PoirierTwitterCourriel

« On a tout fait sauf ce que nous a dit l'entraîneur à la mi-temps, a dit avec rage Laurent Ciman, qui ne comprenait pas l'effondrement de son équipe. Comme tous les matchs, on n'arrive pas à gérer la deuxième demie. On n'est pas bien organisés ni bien concentrés. Contre une équipe comme celle-là, on paie cash. »

Patrice Bernier n'a pas vécu la fin de soirée espérée. Il rêvait tellement de soulever ce trophée de la Ligue des champions devant les siens.

« On a joué une première mi-temps impeccable, a dit le milieu de terrain québécois. Mais on a ouvert le jeu un peu trop en deuxième demie. Je pense que nous avons perdu contre une équipe meilleure que nous à ce jour. Il nous manque une petite coche. Mais il faut être fier. »

Frank Klopas, lui, n'avait rien de négatif à dire à propos de ses joueurs. Il a aussi tenu à être entouré de ses quatre adjoints afin de leur rendre hommage devant les journalistes.

« Ça a été un effort d'équipe. Notre parcours en Ligue des champions est tout un exploit, a insisté Klopas. Le but que nous leur avons cédé en début de deuxième demie leur a donné vie. Notre gardien a été aussi bon que le reste de l'équipe. Je retiens qu'en l'espace de trois mois, nous avons réussi à former une bonne équipe avec un nouveau groupe de joueurs. Ce n'est que le début. »

Klopas a été comblé par les encouragements intenses du public pendant tout le match. « J'en avais la chair de poule » , a-t-il dit.

Dilly Duka, lui, croit que l'Impact doit s'en tenir à une formule précise pour gagner des matchs.

« Si nous jouons en équipe, nous irons loin. »

Evan Bush, choisi meilleur gardien du tournoi, mais suspendu pour le dernier match en raison d'une accumulation de cartons jaunes, a trouvé la soirée longue.

« J'aurais préféré subir la défaite avec mes coéquipiers et couler avec eux. J'ai l'impression qu'on m'a volé quelque chose. »

Philosophe, Laurent Ciman a conclu ainsi : « J'aurais aimé aller à la Coupe du monde des clubs, mais il y a des choses plus tristes dans la vie. Je compte sur ma femme et mes enfants pour me changer les idées. »

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