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Vitesse sur le pont des Draveurs : des travailleurs craignent pour leur sécurité

Cône orange
Photo: iStock.com/absolut_100

En l'espace d'approximativement un mois, la Sûreté du Québec (SQ) a distribué plus de 70 constats d'infraction dans le secteur du chantier sur le pont des Draveurs, dans le secteur de Gatineau. Les travailleurs aimeraient néanmoins une plus grande présence policière, afin d'inciter les automobilistes à ralentir.

Les travaux sur le pont des Draveurs ont commencé le 27 mars dernier. L'infrastructure, sur laquelle transitent près de 100 000 voitures chaque jour, n'a été le théâtre d'aucun accident majeur depuis le lancement du chantier.

Les policiers provinciaux rapportent par contre qu'un individu au volant d'une Infinity blanche s'est rendu coupable, la semaine dernière, d'un délit de fuite après avoir effectué des manœuvres dangereuses et s'être retrouvé impliqué dans une collision.

Il faut savoir que la vitesse est limitée à 70 km/h pendant la durée des travaux. Mais selon la responsable de la sécurité sur le chantier pour la compagnie Béton Concept, Nancy McKinnon, les automobilistes outrepassent régulièrement cette restriction.

Un problème plus important à Gatineau

Mme McKinnon estime que, comparativement à ailleurs au Québec, ce problème est plus important à Gatineau.

« Habituellement, ça va moins vite que ça. Les gens respectent les limites et les pancartes. Moi, je viens de la région de Montréal. Quand on va sur un chantier, les gens respectent les limites », affirme-t-elle.

Selon elle, cela viendrait du fait que la présence policière est moins importante ici, par rapport aux autres chantiers qu'elle a l'habitude de visiter.

Quand on va sur les chantiers, on voit beaucoup plus de policiers dans la région de Montréal [...] qu'à Gatineau.

Nancy McKinnon, responsable de la sécurité sur le chantier pour la compagnie Béton Concept

Nancy McKinnon ajoute que les travailleurs qu'elle a sous sa responsabilité se sentent vulnérables, malgré la présence de murets en béton pour les protéger. Ces derniers ne seraient pas suffisants en cas d'accident à grande vitesse.

« Ils ne voient pas en arrière si une auto arrive. Ils ne voient rien du tout. Ils ont leur masque, leur casque, leur cagoule. Ils n'entendent rien non plus », précise Mme McKinnon, à propos des employés qui font de la démolition.

Un policier en permanence : impossible

Selon le porte-parole de la Sûreté du Québec, Marc Tessier, il est « impossible de mettre un policier 24 heures sur 24 à cet endroit-là. »

Il souligne que des dizaines d'infractions ont été constatées depuis la fin du mois de mars et que des contrôles ont lieu avant la zone de travaux.

La configuration du chantier, qui est étroit et court, donne en outre du fil à retordre aux policiers, qui doivent assurer leur propre sécurité et celle des automobilistes.

La SQ compte néanmoins déployer des moyens plus adaptés pour accroître la surveillance.

« Avec l'arrivée du beau temps, nos policiers à motos vont être sollicités davantage. On sera en mesure de mieux travailler dans ces zones », annonce Marc Tessier.

Il rappelle que les contrevenants risquent des amendes doubles quand ils se font pincer et que les agents ont pour consigne de se montrer particulièrement stricts.

Ottawa-Gatineau

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