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Québec offre l’aide d’un expert aux centres d’hébergement en toxicomanie et dépendance

Sam Hamad, ministre du Travail

Sam Hamad, ministre du Travail

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre du Travail et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, propose le soutien d'un gestionnaire expert aux centres d'aide en toxicomanie affectés financièrement par l'entrée en vigueur des nouvelles mesures à l'aide sociale.

Ces mesures réduisent à 200 $ par mois les prestations d'aide sociale aux personnes hébergées dans ces centres et qui bénéficient de l'aide spéciale accordée pour ces traitements. 

Cette mesure réduit considérablement la capacité des centres d'aide en toxicomanie et dépendance à attirer les bénéficiaires de l'aide sociale, qui constitue la majorité de leur clientèle.

Dans un communiqué publié mercredi, le ministre Hamad propose aux centres qui peinent à faire face au nouveau contexte budgétaire à « déposer au Ministère une demande d'accompagnement et de soutien en gestion pour les aider à stabiliser leur situation ».

Il propose également une aide financière « transitoire » si l'analyse révèle effectivement des difficultés financières découlant de cette mesure.

Pascale Verreault, la directrice de la maison d'hébergement Le Séjour de Jonquière, le seul centre pour toxicomanes et dépendants adultes dans la région, n'hésite pas à parler d'ingérence pour qualifier la mesure annoncée par le ministre Hamad.

Quelques images de la dépendance: drogue, alcool et médicamentsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

C'est la semaine de prévention de la toxicomanie

Photo : alacatr/iStock

Elle rappelle que les changements à l'aide sociale auront pour effet de réduire le nombre de personnes qui se tourneront vers son centre pour de débarrasser de leur dépendance, afin d'éviter de voir leurs revenus d'aide sociale amputés.




Or, chaque fois qu'un prestataire d'aide sociale est hébergé dans un centre, ce dernier reçoit 49,88 $ quotidiennement pour payer les frais et le soutien. La diminution de cette clientèle aura donc un effet majeur sur les finances des organismes, estime Mme Verreault.

Elle croit que l'arrivée d'un gestionnaire externe pour vérifier les livres de son organisme ne viendra pas régler un problème de fond, et de fonds, créé par les changements à l'aide sociale.

« Cette ingérence-là brime beaucoup l'autonomie », constate Pascale Verreault, qui rappelle qu'à titre d'organisme communautaire, le centre rend déjà des comptes à un conseil d'administration et à ses bailleurs de fonds.

Elle ajoute que si elle voit dans la proposition du ministre une « volonté de venir en aide », elle soutient que « au niveau des moyens utilisés, on n'est pas certains que ce soient les bons ».

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