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Entretien des routes en hiver : l'opposition réclame des excuses du gouvernement

Un camion de déneigement

Un camion de déneigement

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les deux partis d'opposition à l'Assemblée législative ont demandé au gouvernement libéral de s'excuser, à la suite d'un rapport de la vérificatrice générale de la province qui souligne que la qualité de l'entretien des routes en hiver s'est détériorée en Ontario.

Dans un document spécial de 50 pages, publié mercredi, Bonnie Lysyk maintient que la décision du gouvernement, en 2009, d'octroyer le contrat de l'entretien routier aux plus bas soumissionnaires a bel et bien permis de réaliser des économies, mais qu'elles se sont faites au prix de la sécurité des automobilistes.

À sa grande surprise, le gouvernement a pu constater par lui-même les problèmes d'entretien hivernal sans pourtant rectifier le tir. C'est aussi ce que dénonce l'opposition.

Le gouvernement savait et n'a rien fait.

Une citation de :Le député néodémocrate de Timmins Baie-James, Gilles Bisson

Gilles Bisson dénonce le fait qu'avec la privatisation, l'entretien des routes a été négligé et que celles-ci sont devenues moins sécuritaires à travers la province.

Selon les conservateurs, le gouvernement doit agir rapidement. « Le gouvernement essaie de réaliser des économies sur le dos des contribuables », dénonce le député Michael Harris.

Le conservateur Vic Fedeli, pour sa part, a rappelé qu'il avait présenté à la législature de nombreuses résolutions de municipalités, dans sa circonscription de Nipissing, qui témoignaient du problème au fil des ans. « La vérificatrice confirme maintenant que les Ontariens avaient raison de s'inquiéter », indique-t-il.

Que faire maintenant?

Le ministre des Transports, Steven Del Duca, accepte la responsabilité et les recommandations de Bonnie Lysyk. Il affirme que la sécurité sur les routes est une priorité et reconnaît que son ministère a beaucoup de travail à faire. Steven Del Duca a d'ailleurs demandé à son ministère de lui soumettre un plan d'action d'ici 60 jours.

En réponse à ce rapport, il a également reconnu que la province pouvait faire mieux, mais que son gouvernement avait déjà commencé à s'y attaquer. « Nous avons ajouté plus de 100 pièces d'équipement, accentué notre surveillance et amélioré la manière dont nous déneigeons les voies pour véhicules lents ou de dépassement », affirme-t-il.

Selon la vérificatrice, certains sous-traitants engagés ne disposaient pas d'un équipement adéquat pour maintenir les autoroutes dans un bon état. Résultat : « au cours des cinq dernières années, les niveaux d'entretien routier hivernal ont diminué par rapport à ceux auxquels la population ontarienne avait l'habitude de s'attendre ».

Temps moyen pour dégager complètement les routes après une tempête :

  • 2009-2010: 2,1 heures
  • 2013-2014: 4,7 heures

De plus, 6 des 20 zones contractuelles ne respectaient pas les normes de la province.

Autres constats : dans au moins un cas, un plus bas soumissionnaire a fini par coûter plus cher à la province en raison de son incapacité à fournir les services requis. Le ministère des Transports a renoncé à percevoir 4,3 des 13,3 millions de dollars d'amende imposées en 2013-2014 aux entrepreneurs qui n'ont pas atteint leurs objectifs.

Le rapport a été préparé à la demande du Comité des comptes publics de l'Assemblée législative.

Avec les informations d'Alex Boissonneault

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Ontario