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L'ouverture d'un salon « Apportez votre cannabis » à Ottawa suscite beaucoup de questions

Inspiré du concept apportez votre vin, il est ici question de "Bring your own pot" (Apportez votre cannabis).

Inspiré du concept apportez votre vin, il est ici question de "Bring your own pot" (Apportez votre cannabis).

Photo : Simon Gardner (CBC)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Buzz On, situé sur le chemin Montréal, dans le quartier Vanier, est un salon où les consommateurs se rendent pour fumer de la marijuana.

Inspiré du concept « apportez votre vin », l'endroit se veut plutôt un « bring your own pot » (apportez votre cannabis).

Le nouveau salon, qui a fait son apparition à Ottawa, soulève beaucoup de questions. On retrouve des salons du genre dans d'autres villes canadiennes, notamment à Toronto, Halifax et Winnipeg.

Le salon d'Ottawa est géré par une compagnie à numéro.

Les usagers peuvent inhaler le THC libéré lors du processus de vaporisation grâce à un sac de plastique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les usagers peuvent ensuite inhaler le THC libéré lors du processus grâce à un sac de plastique.

Photo : Simon Gardner (CBC)

Le salon propose à ses visiteurs des vaporisateurs.

Grâce à ces appareils, la marijuana est chauffée à une température idéale pour libérer les arômes et principes actifs sans aucune combustion.

Les usagers peuvent ensuite inhaler le THC libéré lors du processus grâce à un sac de plastique.

Selon certaines études, la vaporisation est un procédé fiable pour libérer le THC sans les effets néfastes de la fumée et de ses nombreux sous-produits de combustion.

C'est comme un club privé, les gens payent 5 $ pour entrer. 

Une citation de :Wayne Robillard, gérant du Buzz On

Le propriétaire précise qu'il n'y a aucune vente de marijuana dans cette boutique.Selon Wayne Robillard, bien qu'il soit illégal de consommer sans prescription de la marijuana au Canada, le salon est ouvert à tout le monde.

Est-ce légal?

Les règlements du salon sont notamment qu'aucun produit du tabac, ni aucun alcool n'y soit consommés, et qu'il n'y ait aucune vente de drogue. Un coût est imposé aux clients pour devenir membre de l'endroit. Le propriétaire ne vérifie pas les ordonnances des usagers.

« C'est une façon de protester contre le système », ajoute M. Robillard. « Je consomme depuis plus de 35 ans, et les médecins n'ont jamais voulu me donner de prescription. »

Wayne Robillard croit que le climat politique actuel est favorable à ce genre d'initiative.

Le gérant a invité les policiers d'Ottawa à venir visiter le salon.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le propriétaire à invité les policiers d'Ottawa à venir visiter le salon.

Photo : Simon Gardner (CBC)

Réactions à la Ville d'Ottawa

Le conseiller du secteur reconnaît qu'il est difficile de savoir si l'initiative est légale. Mathieu Fleury affiche toutefois ses couleurs quant à sa position par rapport à l'établissement. « Alors qu'on essaie de revitaliser le secteur, on n'est pas favorables à un endroit du genre », ajoute-t-il.

C'est dans une zone grise. On fait des vérifications avec notre département [juridique], notre groupe d'urbanisme, la Santé publique [...] C'est une première à Ottawa.

Une citation de :Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier

Questionnée à ce sujet,la criminologue et professeure à l'Université d'Ottawa Line Beauchesne affirme de son côté que la loi est claire. « À partir du moment où on laisse fumer du cannabis de manière récréative, c'est illégal », soutient-elle.

Elle ajoute toutefois que « ce type de club existe un peu partout, parce qu'on est dans une période de transition et la police ne sait pas sur quel pied danser. »

Le propriétaire a d'ailleurs invité les policiers d'Ottawa à venir visiter le salon. Ceux-ci sont pour l'instant avares de commentaires au sujet de l'ouverture de cet endroit. 

Wayne Robillard dit pour sa part ignorer quelle sera la suite des choses. Il affirme toutefois que, s'il doit faire face à des problèmes judiciaires, il aura beaucoup d'aide.

Avec les informations de CBC

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