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Procès de Sandro Lisi : une longue surveillance a précédé son arrestation

Les accusés: Alessandro Lisi (à g.) et Jamshid Bahrami

Les accusés: Alessandro Lisi (à g.) et Jamshid Bahrami

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un détective affirme que l'ex-chauffeur de l'ancien maire Rob Ford avait 900$ sur lui et 6,4 grammes de cannabis lorsqu'il a été arrêté à Toronto, il y a maintenant 18 mois. Alessandro Lisi doit notamment répondre à des accusations de possession et de trafic de marijuana aux côtés de Jamshid Bahrami, le propriétaire d'un nettoyeur où les transactions de drogue se seraient produites.

Un texte de Jean-Philippe NadeauTwitterCourriel

Le détective Daryl Bell affirme qu'Alessandro Lisi a été arrêté le soir du 1er octobre 2013 dans le stationnement du nettoyeur de Jamshid Bahrami à Etobicoke. Ses hommes venaient de lui apprendre par contact radio que le commerçant avait complété une transaction d'un demi-kilo de cannabis avec une taupe de l'escouade antidrogue.

« On l'a obligé à se coucher au sol avant de lui passer les menottes, se souvient-il, il avait 900$ sur lui en coupures de 20 et de 100 dollars. » Daryl Bell ajoute que la marijuana était dissimulée dans une canette de boisson gazeuse qui a été retrouvée près de lui sur le ciment.

Le détective explique que son véhicule sport utilitaire noir a ensuite été saisi en vertu d'un mandat de perquisition et qu'on y a notamment découvert deux autres « fausses » canettes, qui étaient cette fois vides, du papier à rouler des joints et un miroir pour sniffer de la cocaïne. Il avoue qu'aucune trace de cocaïne n'y a toutefois été prélevée.

À cette période, le scandale entourant l'ancien maire battait son plein et Alessandro Lisi faisait l'objet d'une surveillance quasi permanente depuis la mi-juin. Le détective Bell affirme en outre que l'ancien maire de Toronto, qui a admis avoir fumé du crack le 5 novembre 2013, a été vu à maintes reprises cet été-là en compagnie de son ami Alessandro Lisi, mais il n'a jamais été arrêté ou accusé de quoi que ce soit.

« Nous savions qu'il aurait peut-être trempé dans d'autres activités criminelles, poursuit le détective à la barre, concernant un téléphone cellulaire qu'il aurait monnayé contre de la drogue. »

Anthony Smith (à gauche) en compagnie du maire de Toronto, Rob FordAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Anthony Smith (à gauche) en compagnie du maire de Toronto, Rob Ford

Photo : Toronto Star

Crack, vidéo et homicide

L'opération policière Traveller a déjà démontré que la vidéo dans laquelle on voit l'ancien maire fumer ce qui ressemble à du crack a été tournée grâce à un téléphone cellulaire et qu'un appareil du genre a disparu dans une fusillade en mars 2013. Ce cellulaire aurait pu appartenir à Anthony Smith qui a été tué devant une boite de nuit de la métropole. Coïncidence ou non, Rob Ford avait perdu son téléphone à la même période.

Anthony Smith est l'un des quatre individus qui ont posé avec Rob Ford dans une photo, aujourd'hui devenue célèbre. Nisar Hashimi a plaidé coupable en juin 2013 à une accusation moindre d'homicide involontaire relativement à la mort du jeune homme de 21 ans originaire d'Etobicoke.

Le détective Bell reconnaît que la police a déployé de nombreux moyens pour surveiller les mouvements d'Alessandro Lisi du 15 juin au 1er octobre 2013. Outre une douzaine de policiers, une caméra de surveillance, un système de positionnement par satellite et un drone ont été utilisés.

Il précise toutefois que la surveillance dont Lisi et Bahrami faisaient l'objet n'avait rien à voir avec l'ancien maire contrairement à ce que la défense des deux hommes affirme. « Bien sûr que l'ancien maire est associé à Lisi, conclut-il, mais notre objectif ne visait pas à savoir ce que faisait le maire, mais bien à comprendre ce que manigançait Lisi. »

Un autre juge de la cour de l'Ontario a statué, il y a deux semaines, qu'il y avait assez de preuve pour instruire un second procès contre Alessandro Lisi concernant cette fois des accusations d'extorsion relativement à la vidéo sur le crack, mais aucune date de procès n'a encore été déterminée.

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