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L'entrepreneuriat en vogue chez les Québécois

Le professeur Étienne St-Jean, titulaire de la Chaire de recherche sur la carrière entrepreneuriale

Le professeur Étienne St-Jean, titulaire de la Chaire de recherche sur la carrière entrepreneuriale

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le pourcentage de Québécois ayant l'intention de démarrer une entreprise au cours des trois prochaines années est plus élevé qu'ailleurs au Canada et que dans les autres pays du G8, incluant les États-Unis.

C'est du moins ce que démontre un rapport issu de l'enquête Global Entrepreneurship Monitor, qui collige des données chaque année sur l'entrepreneuriat à travers le monde.

En 2014, 19,1 % des Québécois avaient l'intention de se lancer en affaires, comparativement à 15,6 % d'entre eux en 2013. Un bond de 3,5 points de pourcentage.

L'un des deux auteurs du rapport québécois, le professeur de management des PME à l'UQTR Étienne St-Jean, souligne que les Québécois sont non seulement plus nombreux à vouloir démarrer une entreprise, mais aussi plus nombreux à concrétiser leur projet.

Des résultats qui sont de bon augure, selon Étienne St-Jean : « Les progrès observés quant à l'intention d'entreprendre et au passage à l'action laissent entendre que les prochaines années verront émerger de nouvelles entreprises sur le territoire provincial ».

Les femmes du Québec manifestent aussi l'intention de démarrer une entreprise dans une plus grande proportion que les autres Canadiennes, mais selon le rapport, ce désir ne se traduit pas toujours en action.

Les Québécois seraient aussi proportionnellement plus nombreux que les citoyens d'autres États à ne pas se sentir suffisamment compétents pour démarrer une entreprise. Près de 4 Québécois sur 10 seraient freinés par la peur de l'échec.

Des transferts réussis

Le Québec se classerait toutefois premier en ce qui concerne les transferts d'entreprises. En d'autres termes, les compagnies québécoises survivent davantage au départ de leur propriétaire que les entreprises ailleurs dans le monde.

Par ailleurs, les Québécois seraient aussi plus nombreux que les autres Canadiens à démarrer une entreprise par choix plutôt que par absence de possibilités d'une carrière meilleure. Près de 88 % des entrepreneurs du Québec voient les choses de cette façon comparativement à 82 % dans le reste du Canada.

Économie