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Incertitude pour des parents d'enfants autistes

Près de 500 personnes ont été à la marche de sensibilisation de l'autisme, à Gatineau.
Près de 500 personnes ont été à la marche de sensibilisation de l'autisme, à Gatineau. Photo: ICI Radio-Canada

Près de cinq cents personnes se sont réunies à Gatineau, samedi, dans le cadre de la marche de sensibilisation pour l'autisme.

Cette grande marche s'est déroulée simultanément dans plusieurs régions du Québec afin de clore le Mois de l'autisme, qui est souligné depuis 1984 au Québec.

Des milliers de parents, amis, intervenants et professionnels du milieu de l'éducation, de la santé et des services sociaux étaient donc attendus partout en province pour cet événement.

Questionnés au sujet des enjeux actuels qui touchent les organismes communautaires, des parents d'enfants autistes affirment que l'incertitude plane.

Les compressions dans les domaines de la santé et de l'éducation s'ajoutent à leurs inquiétudes concernant l'avenir des services offerts à leurs enfants.

« On ne sait pas avec la réorganisation gouvernement qu'est-ce qui va arriver l'année prochaine. Est-ce que les budgets vont être moins touchés? J'ai peur pour ça », explique Ken Buchanan, père d'un adolescent autiste.

De plus, certains parents, comme Bianca Nugent, craignent également que les listes d'attentes augmentent dans le secteur public.

« Nous sommes plusieurs familles en attente de services au niveau de psychothérapie, de sphère langagière et d'orthophonie. Alors il y a ce climat d'incertitude de ne pas savoir », soutient la mère d'un enfant autiste

Quant à l'organisme communautaire le Trait d'union, qui offre des services aux personnes autistes et à leur famille, leurs craintes sont les mêmes.

Selon Jocelyne Sylvestre, directrice générale de l'organisme, le contexte actuel fera en sorte que de plus en plus de parents voudront se retourner vers les services communautaires, mais sans que ceux-ci reçoivent du financement supplémentaire.

« On voit que les compressions ont de l'impact sur les services, qui étaient déjà insuffisants », raconte la directrice.

D'après les informations de Jérôme Bergeron

Ottawa-Gatineau

Société