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Sans-abri : un forum suscite de l'intérêt à Whitehorse

Trois itinérants flânent le long d'un trottoir.

Les difficultés que vivent les itinérants à Whitehorse sont nombreuses et complexes, mais les participants au forum sur les personnes vulnérables croient que des solutions sont à portée de main.

Photo : ICI Radio-Canada/Claudiane Samson

Radio-Canada

Le forum sur les personnes vulnérables, une initiative de la Première Nation Kwanlin Dun et de la ville de Whitehorse, a fait salle comble. Le premier événement du genre portait sur les sans-logis, les citoyens qui souffrent de problèmes de santé mentale et les démunis.

La chef Doris Bill explique que ce forum est rendu nécessaire pour assurer la sécurité des itinérants qui courent parfois de grands risques, par temps froid par exemple. Chaque décès d'un sans-logis dû à l'exposition aux basses températures est un rappel de leur vulnérabilité.

C'est une réalité pour Kwanlin Dun, un fait de la vie, quelque chose que l'on doit continuellement confronter

Doris Bill, chef de la Première Nation Kwanlin Dun

Le maire de Whitehorse, Dan Curtis, affirme être régulièrement sommé d'agir dans le dossier par des citoyens et d'autres chefs de la communauté. Il espère obtenir de cette rencontre des « solutions tangibles, des actions qui peuvent être mises en place rapidement. »

Le maire Dan Curtis et la chef Doris Bill en conférence de presse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Whitehorse, Dan Curtis, et la chef de la Première Nation Kwanlin Dun, Doris Bill, veulent poursuivre le travail.

Photo : ICI Radio-Canada/Mike Rudyk

Les participants ont entendu des témoignages entre autres des travailleurs de première ligne, tels que les policiers. Le chef de la GRC de Whitehorse, Peter Clark, affirme que des 3 000 arrestations effectuées l'an dernier, de nombreuses visaient à protéger des sans-logis. Une femme par exemple s'est retrouvée 118 fois en cellule, mais n'a jamais été trouvée coupable de quoi que ce soit. « La police est le mauvais outil, le dernier outil », dit Peter Clark.

Diane Pétrin, de l'organisme Victoria Faulkner Women's Center, travaille auprès d'une douzaine de femmes de la rue. Souvent, dit-elle, ces femmes se cachent et hésitent à demander de l'aide de crainte de voir leurs enfants leur être retirés. Elles dorment donc sur les canapés d'amis, des camionnettes, voire des garages. 

Elles se sentent un petit peu rejetées, les femmes. Elles ont besoin d'aide. Elles ont besoin juste de quelqu'un qui va tenir leur main un petit peu, qui va leur dire: « écoute, fais quelques appels et je vais t'aider.

Diane Pétrin, Victoria Faulkner Women's Center

Le médecin-chef, Brendon Hanley, affirme que le personnel de la salle d'urgence de l'hôpital voit régulièrement les mêmes visages. La solution, selon lui, demanderait aux autorités de prendre des risques : « explorer les programmes comme Managed Alcohol, de reconnaître qu'ils sont peut être pas tout à fait prêts pour arrêter les dépendances mais peut-être avec, ou même avant ça, c'est d'avoir un système d'appui au logement »

Des participants placent des papiers sur un babillard.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les solutions avancées ont été nombreuses. Un plan d'action sera ensuite développé.

Photo : ICI Radio-Canada/Arnold Hedstrom

La travailleuse sociale Lucy Steele-Masson a bon espoir que cette rencontre permettra de dégager des pistes de solution, mais comme la problématique est complexe, il faudra plusieurs solutions qui vont de pair.

Les 300 participants ont été invités à écrire des idées de solution sur de grands babillards. Les organisateurs comptent ensuite développer un plan d'action. La Première Nation Kwanlin Dun espère par ailleurs pouvoir répéter l'événement sur une base régulière.

Colombie-Britannique et Yukon

Société