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Les preuves s'accumulent contre les étudiants Djermane et Jamali

El Mahdi Jamali et Sabrine Djermane

El Mahdi Jamali et Sabrine Djermane

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est finalement lundi que vont comparaître Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, ces deux étudiants du Collège de Maisonneuve accusés d'avoir tenté de quitter le pays pour participer à des activités terroristes à l'étranger. Cette audience servira à fixer la date et la durée de l'enquête sur remise en liberté.

Ce délai a été rendu nécessaire parce que l'avocat de la Couronne a précisé qu'il avait remis d'autres éléments de preuve à la défense. Cette dernière souhaite prendre le temps de les étudier avant de tenir l'enquête sur la remise en liberté.

La divulgation de la preuve a été remise. Et le dossier a été remis pour la forme lundi prochain, le temps que la défense prenne connaissance de la preuve et, lundi, on sera en mesure, avec la défense, de déterminer la durée de l'enquête sur remise en liberté.

Une citation de :Le procureur Richard Roy Service des poursuites pénales du Canada

Dans les dossiers de terrorisme, le fardeau repose sur la défense qui doit démontrer que les accusés peuvent être remis en liberté sans poser un risque pour la sécurité du public.

La juge Manon Ouimet s'est adressée à l'accusé El Mahdi Jamali pour s'assurer qu'il avait bien compris que la cause était reportée à lundi prochain. Le jeune homme de 18 ans, dont les parents se trouvaient dans la salle, a acquiescé.

La jeune femme était représentée par son avocate.

Les deux accusés ont été arrêtés le 14 avril dernier et ils sont détenus depuis. Le ministère public s'oppose à leur remise en liberté et c'est un juge qui devra trancher cette question.

Une détermination inquiétante

Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, ces deux jeunes inculpés lundi dernier de quatre chefs d'accusation reliés à des activités terroristes, étaient si déterminés à perpétrer un attentat qu'ils étaient prêts à le faire à Montréal advenant qu'ils ne parviennent pas à fuir à l'étranger.

Leur détermination était telle que la soeur de l'un d'eux a jugé bon de contacter les policiers. Elle a dit avoir entendu ceci :

Si on ne peut pas aller là-bas, on va le faire ici.

Une citation de :Propos entendus rapportés par la soeur d'un des inculpés

Les policiers ont procédé rapidement en arrêtant les deux jeunes. Ils ont ensuite fouillé la résidence des parents du jeune homme, qui venait tout juste d'avoir 18 ans.

Presque tout pour fabriquer une bombe

Les policiers ont saisi du matériel pouvant servir à fabriquer un engin explosif artisanal : un autocuiseur aussi appelé Cocotte-minute, semblable à celui utilisé lors des attentats de Boston, ainsi que des clous et du sucre. Mais il manquait des éléments pour fabriquer la bombe.

Les policiers ont également fouillé le casier que les deux étudiants partageaient au Collège de Maisonneuve, mais n'ont rien trouvé.

La police a par ailleurs découvert que les deux jeunes venaient de louer un appartement dans Hochelaga-Maisonneuve. Ils y ont saisi des documents.

Selon des sources de Radio-Canada, Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali avaient tous deux signé un bail le 15 mars dernier. Ils s'étaient engagés à payer le loyer jusqu'en juillet 2016. Ils avaient payé le mois d'avril et le mois de mai en argent comptant, soit plus de 2000 $.

Fuir la famille

Le couple a raconté à des connaissances qu'il venait de se marier et voulait fuir les deux familles.

Le jeune homme, El Mahdi Jamali, aurait aussi dit qu'il avait abandonné ses cours pour travailler pendant quelques mois afin de subvenir aux besoins du couple. Mais il avait l'intention de retourner au cégep cet automne.

La jeune fille de 18 ans commençait sa première session en soins infirmiers, lui étudiait en sciences de la nature, profil santé.

Les deux amoureux ont été formellement accusés lundi dernier d'avoir tenté notamment de quitter le Canada dans le but de commettre un acte terroriste à l'étranger et d'avoir fabriqué ou avoir eu en leur possession des substances explosives.

Des liens qui remontent à quelques années

Radio-Canada a aussi établi que des liens existaient entre deux jeunes partis à la mi-janvier pour la Turquie et les deux accusés : ils ont tous fréquenté l'école secondaire Georges-Vanier, à Montréal. D'ailleurs, Sabrine Djermane était dans la même cohorte que l'un des jeunes qu'on soupçonne d'avoir rejoint le djihad en Syrie.

Son copain, El Mahdy Jamali, cultivait aussi des liens Facebook avec ce même élève qui entretenait des liens étroits avec au moins quatre des sept jeunes qui sont aussi partis vers la Turquie, à la mi-janvier.

El Mahdi Jamali s'était inscrit à une activité Facebook, en décembre dernier, donnée au Centre communautaire islamique de l'Est d'Adil Charkaoui. L'activité s'intitulait « Soyons fiers d'être musulmans, fuyez vers Allah ».

Les deux jeunes gens avaient aussi des activités sur Facebook; dans le cas du jeune homme, il avait deux comptes, dont un sous un faux nom. Dans le cas de la jeune femme, son compte était également sous un faux nom.

Avec les informations d'Isabelle Richer

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