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Plus de 60 organisations participent à une journée de grève sociale le 1er mai en Abitibi-Témiscamingue

Une soixantaine d'organisations communautaires et syndicales de la région ont des mandats de grève sociale pour le 1er mai.

Une soixantaine d'organisations communautaires et syndicales de la région ont des mandats de grève sociale pour le 1er mai.

Radio-Canada

Une soixantaine d'organisations communautaires et syndicales de la région ont des mandats de grève sociale pour le 1er mai. Ils répondent ainsi à l'appel lancé par la Coalition vigilance de l'Abitibi-Témiscamingue, qui planifie une série d'actions partout dans la région pour dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement libéral et affirmer l'importance de préserver des services publics de qualité, accessibles et universels. Le milieu de l'éducation sera particulièrement présent lors de cette journée.

Avec les informations d’Émilie Parent-BouchardTwitterCourriel

Anne-Julie Asselin, responsable de la Concertation des organismes communautaires de l'Abitibi-Témiscamingue qui représente 120 groupes sociaux et de défense collective des droits, invite la population à participer à la mobilisation.

Les groupes communautaires, ont est au premier front des conséquences sociales quand il y a des coupures, des mesures d'austérité. C'est les gens qui fréquentent les organismes communautaires qui sont affectés, donc, évidemment, notre rôle c'est de la défendre et de défendre une société plus juste, équitable, humaine, inclusive.

Anne-Julie Asselin

Pour la représentante des Centres de femmes de la région, Johanne Alarie, la participation à cette mobilisation va de soi. Selon elle, l'action gouvernementale se répercute plus durement les femmes.

Les mesures d'austérité, que ce soit les coupes ou les hausses, touchent particulièrement les femmes parce qu'elles sont les plus pauvres et les coupes en emploi dans les services publics, c'est les femmes. Alors que la relance, c'est dans des métiers traditionnellement masculins, comme le Plan Nord et les infrastructures.

Johanne Alarie

Le milieu de l'éducation présent le 1er mai

Durement affecté par les mesures d'austérité du gouvernement libéral, le milieu de l'éducation compte aussi participer à la journée de grève sociale du 1er mai. Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue, Luc Gravel, rappelle que le budget de l'éducation n'a augmenté que de 0,2% lors du dernier budget Leitao, ce qui ne permettra selon lui que d'absorber les coûts du système.

M. Gravel estime les compressions que les commissions scolaires de la région devront absorber se situent entre 600 000 et 1,5 million de dollars.

Ça affecte l'ensemble de la population, y compris les enseignantes, les enseignants. Donc, dans un premier temps, on trouvait ça important d'être là pour le dénoncer. C'est rendu pratiquement invivable au niveau des écoles. Beaucoup d'inquiétudes, donc, beaucoup de choses à dénoncer pour les bien-être des enseignants et enseignantes de la région. Il y a aussi que c'est la fête des Travailleurs. On est présentement en période de renouvellement de notre convention collective et c'est une négociation qui s'annonce assez difficile.

Luc Gravel

Le syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue tiendra lui aussi une journée de grève le 1er mai. Il joint ainsi les rangs de 28 autres cégeps, représentant plus de 10 000 enseignants dans la province, du jamais vu, à tout le moins depuis les années 70, selon le représentant syndical, Louis Riopel. Il ajoute que les étudiants souffrent des compressions budgétaires.

Il faut arrêter de mentir à la population et dire que les étudiants ne sont pas touchés. C'est archifaux. Je n'ai jamais entendu un plus gros mensonge. Ça fait des années que les services aux étudiants sont de plus en plus coupés.

Louis Riopel

Rappelons que le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue doit absorber 1,2 million de dollars de compressions cette année. L'impact réel de ces compressions sera connu après la tenue du prochain conseil d'administration, le 12 mai prochain.

Le syndicat n'exclut pas la tenue d'autres actions de pression après le dévoilement de ces mesures.

Abitibi–Témiscamingue

Société