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Les progressistes-conservateurs ne sont pas contre les autobus bilingues

Le chef par intérim du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Bruce Fitch.

Le chef par intérim du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Bruce Fitch.

Photo : Radio-Canada/Michel Corriveau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après le chef du NPD, c'est maintenant au tour chef du Parti progressiste-conservateur de défendre les autobus bilingues au Nouveau-Brunswick. C'est ce qu'a déclaré le chef de l'Opposition officielle, mercredi, à Fredericton.

On a su cet hiver que des élèves francophones montaient à bord du même autobus que des élèves anglophones. Le ministre l'Éducation et du Développement de la petite enfance, Serge Rousselle, a immédiatement dit que cela était inconstitutionnel et qu'il veillerait à ce que la situation soit corrigée.

Or, le chef par intérim du Parti progressiste-conservateur, Bruce Fitch, n'est pas de cet avis. Selon lui, dire que c'est inconstitutionnel n'est qu'une interprétation parmi d'autres.

« La seule personne qui en a fait un enjeu, c'est le ministre du gouvernement. »

— Une citation de  Bruce Fitch, chef par intérim du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick.

« Ça se passait depuis plusieurs années, où 95 élèves sur 95 000 partageaient un autobus et personne ne s'est plaint, personne n'en a fait un cas », a déclaré M. Fitch.

Il croit que le fait que des élèves francophones et anglophones partagent un autobus est une bonne chose.

Bruce Fitch accuse même les libéraux d'en avoir fait un enjeu, pour détourner l'attention du public.

Selon lui, la position des libéraux sur la question est trop ferme, surtout, dit-il, que personne ne s'était plaint de la situation auparavant. M. Fitch a été appelé à commenter à maintes reprises la position de son parti dans ce dossier. 

Le député progressiste-conservateur de Fredericton-Hanwell, Brian Macdonald, a déclaré plus tôt cette année sur Twitter que l'argent en éducation devrait aller dans des meilleures écoles et de meilleurs professeurs, pas dans deux services d'autobus. 

Pourtant, la seule député francophone du caucus progressiste-conservateur, Madeleine Dubé, avait déclaré sans détour que la dualité linguistique, y compris dans le transport scolaire, n'était pas sujet à débat.

Une position que ressemble à celle du NPD

Dominic CardyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dominic Cardy

Photo : Antoine Trépanier

La position avancée par Bruce Fitch s'apparente à celle du chef du NPD, Dominic Cardy, qui a suggéré à plusieurs reprises que les élèves anglophones et francophones soient desservis par les mêmes autobus scolaires.

M. Cardy a réitéré à maintes reprises que son parti, et lui-même, appuient le bilinguisme et l'égalité entre les deux communautés de langues officielles au Nouveau-Brunswick. Or, il soutient que des autobus bilingues ne constitueraient pas une violation des droits fondamentaux de la communauté minoritaire de langue française.

Déclaration du ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance, Serge Rousselle :

« La dualité dans le système d'éducation, incluant le transport des élèves, n'est pas nouvelle. Elle existe depuis des années. Elle existait tant au temps des conservateurs au pouvoir qu'au temps des libéraux. Il est clair que la Charte des droits et libertés donne aux parents de la minorité linguistique le droit de faire instruire leurs enfants dans leur langue maternelle. Cela inclut la gestion et le contrôle se rapportant au transport des élèves. Nous sommes également conscients de l'importance de mieux sensibiliser la population sur les droits et obligations constitutionnels du gouvernement envers la minorité linguistique. »

Le ministre de l'Éducation n'était pas disponible, mercredi, pour commenter cette sortie du chef de l'Opposition officielle.

Mais, par écrit, Serge Rousselle affirme que « la dualité dans le système d'éducation, incluant le transport des élèves, n'est pas nouvelle. Elle existe depuis des années. Elle existait tant au temps des conservateurs au pouvoir qu'au temps des libéraux ».

Pour les libéraux, la position est claire: la dualité en éducation sera maintenue, et le transport scolaire en fait partie.

Le ministre Rousselle se dit toutefois conscient de l'importance de mieux sensibiliser la population aux droits et obligations constitutionnels du gouvernement.

Avec les informations de Michel Corriveau.

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