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Le BAPE doit être saisi du projet d'agrandissement du Port, clame le PQ

Carte à la main, Agnès Maltais montre la voie qu’emprunterait un train chargé de pétrole qui circulerait à destination de la baie de Beauport.

Carte à la main, Agnès Maltais montre la voie qu’emprunterait un train chargé de pétrole qui circulerait à destination de la baie de Beauport.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parti québécois (PQ) somme le ministre québécois de l'Environnement, David Heurtel, de mandater le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour qu'il examine le projet d'agrandissement du port de Québec dans le secteur de Beauport.

Le PQ n'a pas caché ses craintes, mercredi matin, au cours de la période de questions à l'Assemblée nationale.

Les députés Agnès Maltais et Sylvain Gaudreault sont préoccupés par le projet d'agrandissement du Port, évalué à 500 millions de dollars. Ils craignent que le projet de quai en eau profonde favorise le transbordement de pétrole provenant de l'ouest, dont le transport par train menacerait la sécurité de secteurs résidentiels.

Plan à la main, la députée de Taschereau, Agnès Maltais, a montré le tracé du chemin de fer qui parcourt la région de Québec, illustrant ainsi la voie qu'emprunterait un train chargé de pétrole qui circulerait à destination ou en provenance de la baie de Beauport.

Elle passe à côté de garderies [...], traverse les quartiers centraux de Lairet et en plein coeur de Vanier, des zones extrêmement denses, des zones résidentielles.

Agnès Maltais, députée du PQ

Le député Sylvain Gaudreault partage les inquiétudes de sa collègue. Il reproche également à l'Administration portuaire de mener ses propres évaluations environnementales et ses propres consultations.

« Le Québec est maintenu dans l'ignorance et le Port de Québec devient juge et partie du projet en maintenant sa propre évaluation environnementale et ses propres consultations », a lancé Sylvain Gaudreault.

Le Port prévoit, entre autres, l'ajout de deux espaces de quai en eau profonde. De plus, il n'a pas caché son intention depuis des années de construire un duc-d'Albe, un appui dans le fleuve Saint-Laurent constitué de pieux sur lequel s'amarrent les navires. Avec cette infrastructure, un bateau peut ainsi être chargé et déchargé sans avoir à accoster au quai.

Le ministre québécois de l'Environnement, David HeurtelAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre québécois de l'Environnement, David Heurtel


De son côté, le ministre David Heurtel a réaffirmé ne pas avoir eu les détails du projet du Port de Québec.

Il a affirmé que son gouvernement sera aussi vigilant qu'il l'a été pour le projet de TransCanada, à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent.

« Sur TransCanada, nous avons établi des conditions très claires pour défendre les intérêts du Québec et nous le ferons de la même façon pour le projet du Port de Québec. »

Le Port réagit

L'Administration portuaire de Québec s'est pour sa part défendue, mercredi après-midi, de vouloir aménager un nouveau terminal pétrolier. « Aucun projet n'est à l'étude », peut-on lire dans un communiqué.

« L'installation portuaire de Beauport ne pourrait pas accueillir le projet présenté par TransCanada Pipelines d'Énergie Est pour des raisons techniques », est-il écrit.

Dans la journée, le Port a modifié la description du projet sur son site Internet pour enlever la portion citée par Radio-Canada mardi, où il était question pour le Port de « devenir un point de sortie pour les exportations de produits pétroliers canadiens ».

Le Port a également mentionné que même si la construction d'un duc-d'Albe était bel et bien présente dans le projet global d'agrandissement présenté il y a quelques années, elle ne figure pourtant pas dans le projet actuel, c'est-à-dire la phase 1.

« Bien que le projet global présenté dès 2011 proposait de réaliser simultanément l'extension de la ligne de quai et la construction d'un duc-d'Albe, à l'automne 2014, le Port a fait le choix de déposer au gouvernement fédéral [...] la phase 1 de ce projet global », dit le Port.

« Le projet présenté ne contient donc pas la phase 2, soit le duc-d'Albe. »

Le Port fait aussi savoir que le projet, dans sa phase actuelle, sera présenté en détail à la population, puis soumis à une « consultation publique formelle ».

Le comité de vigilance du Port de Québec tient sa rencontre mensuelle avec l'administration du Port jeudi. La conseillère municipale Suzanne Verreault promet de demander l'heure juste sur le projet.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Échange entre David Heurtel et Agnès Maltais

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