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Une forêt pour le 50e de Laval ne fait pas l'unanimité

Des gens plantent des arbres pour le Jour de la Terre

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour souligner à la fois son 50e anniversaire et le Jour de la Terre, la Ville de Laval a amorcé l'aménagement d'une forêt de 10 000 arbres au Centre de la nature. Mais des voix s'élèvent contre ce choix, au moment où commenceront les consultations sur l'aménagement du territoire lavallois.

Un texte de Francis LabbéTwitterCourriel

« Cette forêt urbaine sera composée des écosystèmes typiques du Québec, tels qu'une érablière à caryer, une chênaie rouge, une forêt résineuse, une érablière à tilleul et à bouleau jaune ainsi qu'une forêt mixte », lit-on dans le communiqué de la Ville, qui consacre près de 280 000 $ à ce projet.

« Nous allons y aménager des sentiers pour que les gens puissent y faire des randonnées, des activités physiques et même de s'instruire sur les différentes espèces indigènes qui meublent le Québec », précise le maire de Laval, Marc Demers, ajoutant qu'« il s'agira aussi d'un leg du cinquantième anniversaire de Laval aux générations à venir ».

Reboiser ailleurs

Guy Garand, DG du Conseil régional de l'environnement de Laval.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Guy Garand, dg, Conseil régional de l'environnement de Laval.

Photo : Francis Labbé

« Il y aurait eu d'autres endroits avant un parc déjà existant », a réagi Guy Garand, du Conseil régional de l'environnement de Laval. « Il y a de nombreux îlots de chaleur à Laval et c'est en y plantant des arbres que l'on règle une partie du problème. Comme les grands stationnements et les boulevards urbains. »

« La Ville de Laval devrait investir annuellement entre 10 et 15 millions par année pour l'acquisition et la préservation des espaces naturels existants à Laval. On a de très beaux boisés, de très beaux milieux humides. Je pense que c'est là que nous devons investir en priorité », poursuit M. Garand.

Si on est rendus à investir massivement dans le reboisement, c'est parce qu'on n'a pas su préserver nos espaces naturels par le passé.

Guy Garand, DG du Conseil régional de l'environnement de Laval.
Plusieurs grands boulevards à Laval sont dépourvus d'arbres. Ici, le Boulevard de l'Avenir.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants attendent l'autobus à Laval.

Photo : Francis Labbé

L'opposition officielle à l'hôtel de ville de Laval partage sensiblement l'avis du Conseil régional de l'environnement.

« Le long de plusieurs grands boulevards urbains, il n'y a aucun arbre. Je crois que c'est là qu'il faudrait reboiser en priorité. Ensuite, protéger les berges », affirme Jean-Claude Gobé, chef d'Action Laval.

Augmenter la surface des aires protégées

« La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a pour objectif d'atteindre 17 % de son territoire en aires protégées », ajoute Guy Garand, du Conseil régional de l'environnement de Laval. « Laval pourrait atteindre ce chiffre, avec les nombreux boisés et les milieux humides que l'on retrouve sur le territoire. Il faut prioriser la protection de ces espaces pour les générations futures. » 

« 17 %, c'est l'objectif de la CMM », précise Marc Demers, maire de Laval. « Il y a des villes qui auront moins d'aires protégées, et d'autres, plus. Nous serons peut-être en mesure de protéger 17 % de notre territoire, mais je crois qu'une ville comme Mirabel aura davantage d'aires protégées que Ville Saint-Laurent, par exemple. » 

Actuellement, environ 10 % du territoire lavallois est protégé. L'opposition officielle est convaincue que l'on pourrait rapidement faire augmenter ce pourcentage. « Il y a de nombreux espaces en friche où il n'est plus possible de cultiver », précise Jean-Claude Gobé, chef d'Action Laval. « En reboisant ces endroits, nous pourrions nous approcher sérieusement de l'objectif du 17 %. »

Consultations

La semaine prochaine, l'administration lavalloise lancera ses consultations sur le prochain schéma d'aménagement. Le schéma d'aménagement est l'outil par lequel une municipalité régionale (MRC) organise le développement sur son territoire. Par exemple, en augmentant ou en diminuant sa zone industrielle ou ses espaces commerciaux.

« La dernière fois qu'il y a eu une consultation du genre, c'était il y a une quinzaine d'années », affirme François Brochu, porte-parole du maire de Laval.

« Les consultations sur le schéma d'aménagement permettront de définir plus concrètement les espaces qui pourraient être protégées. Les gens seront invités à venir s'exprimer », affirme le maire Marc Demers.

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