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Un attentat évité contre des églises à Paris

Un policier français

Un policier français

Photo : Pascal Rossignol / Reuters

Radio-Canada

On en sait maintenant un peu plus au sujet de cet homme de 24 ans soupçonné de préparer un attentat contre des églises à Paris. Il avait été arrêté dimanche dans la capitale française, mais ce n'est que mercredi matin que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en a fait l'annonce.

Sid Ahmed Ghlam est également soupçonné d'avoir assassiné une femme.

Étudiant algérien en électronique, Sid Ahmed Ghlam a partagé son adolescence entre l'Algérie et la France. En 2001, avec sa mère, il a rejoint son père, installé à Saint-Dizier, une petite ville de l'est de la France. Deux ans plus tard, sans papiers, il repart en Algérie. Il revient en France à l'âge de 19 ans pour des études en électronique à Reims et à Paris.

En plus des armes découvertes dans son véhicule, la perquisition menée à son appartement a permis de saisir des armes de guerre et des documents liés au groupe armé État islamique (EI) et à Al-Qaïda. Il était « en contact » avec une personne pouvant se trouver en Syrie « qui lui demandait explicitement de cibler particulièrement une église », a indiqué le procureur chargé de l'enquête, François Molins.

En tout, les policiers ont saisi quatre fusils d'assaut kalachnikov, des pistolets, des gilets pare-balles, des brassards et des chasubles marqués « Police », des documents en arabe faisant référence à Al-Qaïda et à l'EI, ainsi que des notes manuscrites prouvant qu'il avait fait des démarches de reconnaissance pour commettre un attentat.

Le suspect, actif sur les réseaux sociaux, où il manifestait son attrait pour le djihad, était hébergé dans une résidence universitaire à Paris, lieu de son arrestation. Il avait auparavant été surveillé par les services de renseignement français pour des « velléités de départ en Syrie » afin d'y rejoindre les rangs djihadistes, a révélé le ministre de l'Intérieur.

Évité par hasard

L'arrestation de Sid Ahmed Ghlam telle que relatée par le procureur a eu lieu dans des circonstances particulières.

Les services médicaux d'urgence ont été appelés dimanche matin, peu après 8 h, heure locale, par le suspect lui-même, pour une blessure à la cuisse. Sid Ahmed Ghlam a d'abord évoqué un règlement de comptes, avant d'avouer s'être blessé alors qu'il tentait de jeter son arsenal dans la Seine. Il a par la suite multiplié les déclarations « fantaisistes », avant de s'enfermer dans le mutisme.

Ce qu'ont révélé les premières analyses balistiques, génétiques et de géolocalisation téléphonique renforce les soupçons des policiers. Ghlam est sérieusement mis en cause dans le meurtre par balle d'une jeune femme de 32 ans, Aurélie Châtelain, dont le corps avait été retrouvé dimanche dans une voiture à Villejuif, dans la banlieue parisienne.

L'ADN de Sid Ahmed Ghlam a été retrouvé dans cette même voiture et du sang de la victime sur un vêtement du suspect. La balle qui a tué la jeune femme venait d'une arme détenue par le suspect.

Des sources policières font état de plusieurs perquisitions et interpellations dans l'entourage et la famille de Sid Ahmed Ghlam. Mercredi matin, on apprenait aussi l'arrestation à Saint-Dizier, dans l'est de la France, d'une femme de 25 ans portant le niqab et vraisemblablement convertie à l'islam, selon une source proche de l'enquête.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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