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Alberta : toujours une course à trois à la mi-campagne

Une campagne plus difficile que prévu pour les conservateurs en Alberta

À mi-parcours de la campagne électorale en Alberta, le Parti progressiste-conservateur qui formait le dernier gouvernement se situe toujours derrière le Wildrose et le NPD dans les intentions de vote. Dans cette province où tout le monde se montre prudent avec les sondages, des candidats des trois principaux partis se disent confiants.

Un texte de Raphaël Bouvier-AuclairTwitterCourriel

Il suffit de sortir d'un supermarché très fréquenté du centre-ville d'Edmonton pour voir apparaître des pancartes et publicités électorales. C'est que le quartier général de la candidate du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta dans la circonscription d'Edmonton-Centre est installé dans le local voisin. Si à l'épicerie les Albertains sont habitués de faire des choix, le type de décision qu'ils devront prendre le cinq mai est bien différent et plus déchirant.

La candidate du Parti progressiste-conservateur dans Edmonton-Centre, Catherine Keill.La candidate du Parti progressiste-conservateur dans Edmonton-Centre, Catherine Keill. Photo : ICI Radio-Canada

Un budget à défendre pour le PC

La candidate progressiste-conservatrice Catherine Keill reconnaît que beaucoup d'électeurs lui posent des questions sur le budget présenté par le gouvernement à la fin mars, entre autres à propos de la nouvelle taxe santé. Les Albertains qui déclarent des revenus de 50 000 dollars et plus devront débourser entre 100 et 1000 dollars par année.

« Beaucoup de personnes pensaient que c'est tout le monde qui a à payer ça, mais ce n'est pas tout le monde. C'est un soutien pour mettre les revenus additionnels dans notre budget pour faire des choses, pour aider tout le monde », explique-t-elle aux gens qu'elle rencontre.

Le candidat du Wildrose dans Strathmore-Brooks, Derek Fildebrandt (à droite).Le candidat du Wildrose dans Strathmore-Brooks, Derek Fildebrandt (à droite). Photo : ICI Radio-Canada

Rebâtir le Wildrose après les défections

Cette taxe fait partie des propositions conservatrices que critiquent les partis d'opposition, dont le Wildrose, le parti le plus à droite sur l'échiquier politique. Dans la circonscription rurale de Strathmore-Brooks, le candidat Derek Fildebrandt sent que son message de rigueur fiscale a des échos.

« Notre pire ennemi est l'apathie. Les électeurs sentent que leur vote leur a été volé », note toutefois le candidat en parlant de ses chances d'être élu député le 5 mai prochain.

C'est qu'en 2012, les électeurs de sa circonscription avaient élu un autre candidat du Wildrose, Jason Hale, mais en décembre 2014, il a fait défection avec la plupart de ses collègues pour joindre les rangs du Parti progressiste-conservateur au pouvoir.

Espoir de percées pour le NPD

De l'autre côté de l'échiquier politique, les troupes néo-démocrates ne ménagent pas leurs efforts pour teinter d'orange une Assemblée législative qui est en majorité bleue depuis des décennies. Le NPD déploie beaucoup d'efforts dans la région d'Edmonton d'où sont issus les quatre députés qui ont été élus sous la bannière néo-démocrate en 2012. 

La candidate du NPD dans Lethbridge-Ouest, Shannon Phillips.La candidate du NPD dans Lethbridge-Ouest, Shannon Phillips. Photo : ICI Radio-Canada

Les stratèges placent aussi beaucoup d'espoir dans quelques candidats à l'extérieur de la capitale, comme Shannon Phillips, la représentante du parti dans la circonscription de Lethbridge-Ouest, une ville de taille moyenne située dans le sud de la province.

« Il y a beaucoup de jeunes et de personnes âgées qui ont un nouvel espoir et de l'optimisme », note Shannon Phillips en dressant le bilan de sa première moitié de campagne. Elle rappelle toutefois que « les choses changent très très vite en campagne ».

Le changement possible après quatre décennies?

Pour se démarquer face à ses adversaires, le Parti progressiste-conservateur, au pouvoir depuis 1971, mise donc sur l'expérience, mais aussi le renouveau. Son candidate dans la circonscription d'Edmonton-Centre, Catherine Keill, rappelle qu'elle est une néophyte de la politique active et que son parti « n'est plus le même ».

Le changement semble être un thème que veulent s'approprier tous les partis, même celui qui est au pouvoir depuis plus de quatre décennies.

Voyez sur un appareil mobile l'évolution des sondage en Alberta depuis les élections de 2012. (Nouvelle fenêtre)

En chiffres :

43 : nombre d'années de gouvernement majoritaire du Parti progressiste-conservateur
16 : nombre de députés néo-démocrates élus en 1986 (un record pour le parti)
11 : nombre de députés du Wildrose qui se sont joints aux progressistes-conservateurs en 2014.

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