•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
La couverture d'Obasan de Joy Kogawa

La couverture d'Obasan de Joy Kogawa

Photo : Québec Amérique

Radio-Canada

Joy Kogawa (traduction : Dorothy Howard)
Québec Amérique

Obasan est le premier roman à retracer l'internement et la dispersion de 20 000 Canadiens d'origine japonaise de la côte ouest pendant la Seconde Guerre mondiale. Déchirant et bouleversant, le récit narré par une femme d'un certain âge, Naomi Nakane, qui se rappelle ses expériences de jeunesse, s'inscrit dans une volonté de rompre le silence autour d'un événement peu connu de l'histoire canadienne. Ce roman de Joy Nozomi Kogawa, poète et romancière née à Vancouver, figure sur la liste des 100 plus importants livres canadiens du magazine Literary Review of Canada. Avec ses parents, Kogawa fait partie, à l'âge de 6 ans, des milliers de Canadiens d'origine japonaise qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont été déplacés de la côte et internés.

EXTRAIT

En voiture, j'ai traversé ce qui restait de quelques villages fantômes qui avaient été habités puis abandonnés jadis par des prospecteurs, et habités puis abandonnés une deuxième fois par des Canadiens japonais. Les premiers fantômes étaient toujours là : mineurs, gens de la forêt dont les os blancs étaient profondément enfouis sous le sol recouvert d'aiguilles de pin, leur chair devenue terre ou air. Leurs habitations, leurs hôtels, leurs mines abandonnées, leurs cabanes en rondins étaient toujours là, rappelant leur présence. Mais de la seconde vague? Que restait-il du temps que nous y avions passé?

Extrait d'« Obasan » de Joy Kogawa

Ce livre a été suggéré par :

Elspeth Tulloch
PROFESSEURE AGRÉGÉE EN LITTÉRATURE CANADIENNE
UNIVERSITÉ LAVAL

Utilisant un style tantôt poétique, tantôt documentaire, Obasan de Joy Kogawa expose les torts qu'un pays peut commettre lorsque la majorité ne connaît pas ses minorités culturelles. Une jeune enseignante déterre les souvenirs douloureux de la détention de sa famille dans un camp d'internement en Colombie-Britannique après l'attaque de Pearl Harbor en 1941. L'hystérie xénophobe de l'époque fait en sorte que 20 000 Canadiens innocents de souche japonaise ? hommes, femmes et enfants ? voient leurs biens confisqués, leurs moyens de vivre enlevés par l'invocation de la Loi sur les mesures de guerre. Cette triste histoire de rupture et de pardon explore les diverses formes de l'amour maternel. Accompagnée tout au long de son parcours par ses tantes inébranlables, la jeune protagoniste fait face au sort horrifiant de sa mère de qui, comme fillette, elle a été séparée pour toujours.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Livres

Arts