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L'État islamique revendique un 1er attentat d'envergure en Afghanistan

Les précisions de Mathieu Dion
Associated Press

Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de l'attentat-suicide perpétré dans l'est de l'Afghanistan, samedi, qui a fait au moins 35 morts et 125 blessés.

Le président afghan Ashraf Ghani l'a confirmé alors qu'il était de passage à Fayzabad, dans le nord du pays. Il a précisé que les talibans n'avaient pas revendiqué l'attaque. Sur son compte Twitter, M. Ghani a condamné cet « acte terroriste lâche et odieux ».

L'incident est survenu près d'une banque de la ville de Jalalabad. Un kamikaze qui circulait en moto a déclenché sa bombe en plein milieu d'une foule de travailleurs qui attendaient pour encaisser leur salaire.

La plupart des victimes sont des civils, mais il y avait également du personnel militaire.

L'Afghanistan était déjà confronté aux attaques des talibans, mais elle doit maintenant faire face au groupe armé EI qui tente de s'établir au pays, selon le président. Ces événements surviennent quelques mois après que soldats de l'OTAN eurent mis fin à leur mission de combat.

Le président Ghani avait d'ailleurs fait part de ses inquiétudes sur la présence de ces extrémistes lorsqu'il avait fait une visite aux États-Unis, le mois dernier.

« Si nous ne nous unissons pas, ces gens vont nous détruire », a-t-il lancé devant une foule de 600 personnes rassemblées devant le siège du gouvernement provincial, à Faizabad.

Il a ainsi appelé les talibans à se joindre au gouvernement de Kaboul plutôt que de prêter allégeance au groupe armé EI - une décision qui leur attirerait les foudres des chefs religieux afghans, a-t-il prédit.

Le gouvernement pakistanais, qui coordonne ses efforts avec ses homologues afghans pour contrer le terrorisme, a aussi condamné le geste des assaillants.

Le Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme des Nations unies Ivan Simonovic a quant à lui qualifié l'attaque de « crime de guerre ».

« L'utilisation de bombes et d'autres dispositifs à l'aveugle par des groupes d'insurgés représente clairement un crime de guerre et ceux qui ont organisé ou perpétré de telles attaques doivent être traduits en justice », a-t-il écrit dans un communiqué.

Le même jour, une explosion au district de Behsud, dans la province de Nangarhâr a causé la mort d'une personne, et en a blessé deux autres, selon les autorités.

L'armée afghane doit régulièrement faire face à des attaques meurtrières, alors que le soutien que lui apportent les pays de l'OTAN continue de diminuer. Jusqu'à 130 000 soldats occidentaux ont été déployés sur le sol afghan, mais ils ne sont plus aujourd'hui que quelques milliers, qui participent principalement à des actions de formation ou des opérations spéciales.

État islamique, le règne de la terreur

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