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Des résidents de Maskinongé contre l'oléoduc de TransCanada

Des résidents de Maskinongé se regroupent

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'opposition au projet Énergie Est de TransCanada s'organise à Maskinongé. Des résidents de la municipalité, inquiets des répercussions que pourrait avoir l'oléoduc qui passerait dans la municipalité, ont formé un comité. Le comité vigilance hydrocarbure Maskinongé a tenu sa première rencontre vendredi.

Ces résidents ont décidé de se regrouper après l'adoption par le conseil municipal d'une résolution qui appuie une demande de TransCanada auprès de la Commission de protection de territoire agricole du Québec.

C'est un gros, gros oléoduc de 42 pouces qui va transporter 1,1 million de barils par 24 heures. Imaginez une fuite ou un déversement, ce serait majeur et catastrophique.

STÉPHANE DOYON, porte-parole du Comité vigilance hydrocarbure Maskinongé

Ils craignent un éventuel déversement en raison du diamètre de l'oléoduc, mais aussi parce que le projet comprend une station de pompage non loin de la municipalité de Maskinongé et que 90 % des accidents concernant les oléoducs surviennent aux stations de pompage.

TransCanada admet que les stations de pompage sont névralgiques, mais soutient que les incidents qui y surviennent sont sous contrôle.

Tous les accidents qu'on a eus étaient dans des stations de pompage et ça ce n'est pas une mauvaise nouvelle, c'est un endroit qui est contrôlé, les quantités de ces fuites-là sont très, très petites.

TIM DUBOYCE, porte-parole de TransCanada

L'oléoduc Énergie Est en chiffres :

  • 1,1 million : nombre de barils de pétrole transportés chaque jour
  • 4600 : nombre de kilomètres
  • 12 milliards : coût du projet, en dollars

Source : TransCanada

Pas encore de position à Maskinongé

Le maire de Maskinongé, Roger Michaud, affirme que la résolution adoptée ne signifie pas que le conseil municipal appuie le projet.

Il précise qu'il n'a toujours pas pris position et d'ailleurs que la municipalité a déjà demandé à la multinationale de déplacer le tracé de son pipeline vers l'est et de placer sa station de pompage plus loin de la municipalité.

C'est du bruit. Ça marche 24h par jour, 7 jours par semaine, alors on n'en veut pas.

Roger Michaud, maire de Maskinongé

Si le projet va de l'avant, sa mise en fonction est prévue pour 2018 au Québec.

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