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Chantal Racette, première femme à diriger le syndicat des cols bleus de Montréal

Une femmes à la tête des cols bleus
Radio-Canada

Pour la première fois de son histoire, le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal sera dirigé par une femme. Il s'agit de Chantal Racette, qui a été élue au terme d'un scrutin l'opposant à Daniel Gendron.

Quelque 3500 des 6500 cols bleus se sont prévalus de leur droit de vote, indique un communiqué du syndicat, qui évoque un « taux de participation remarquable », jamais vu depuis 1991. Le syndicat ne précise cependant pas quelle proportion des électeurs a appuyé Mme Racette. 

« Je suis fière d'occuper ce poste et honorée par la confiance de mes consœurs et confrères. Les défis sont nombreux et ensemble, nous sommes capables d'y faire face et d'en venir à bout », a déclaré la nouvelle chef syndicale.

Chantal Racette a obtenu un premier emploi comme col bleu en 1988 et a été l'une des premières femmes à conduire des véhicules lourds de la Ville, ce qui a entraîné rapidement certains changements.

« Quand je suis arrivée, les bottines pour femmes, les gants pour femmes n'existaient pas, les jeans pour femmes ça existait pas, les toilettes pour femmes il n'y en avait pas », commente la nouvelle présidente. 

Elle a occupé différentes fonctions syndicales au fil du temps. Elle a notamment été membre du comité de négociation du syndicat lors des ententes de 2010 et 2012.

« C'est une femme avec une profonde expérience syndicale, et les salariés en profiteront. Il s'agit d'un moment historique pour ce syndicat et son arrivée offre un nouveau souffle à la lutte à la défense des services publics », affirme Lucie Levasseur, présidente du Syndicat canadien de la fonction publique pour le Québec.

Mme Racette succède à Michel Parent, qui a quitté la direction de l'organisation dans des circonstances nébuleuses le mois dernier. M. Parent dirigeait le syndicat depuis 12 ans. 

Dans une lettre envoyée aux membres de son syndicat pendant la campagne, Mme Racette a proposé de revenir à « un rapport de force comme à l'époque de Jean Lapierre », qui a été président de l'organisation entre 1985 et 2003.

Son mandat avait été marqué par des luttes dures et parfois même violentes notamment lorsqu'il a défoncé les portes de l'hôtel de ville en 1993 lors de négociations houleuses avec l'Administration Doré.

« Faudrait en revenir des portes de l'hôtel de ville, rétorque Chantal Racette.  Personnellement l'époque Lapierre pour moi ça représente la solidarité, ça représente l'intégration des femmes au travail en milieu non traditionnel, ça représente le plancher d'emplois, le 35/4 et je pourrais continuer, la liste est longue », a  dit la nouvelle présidente lors d'un point de presse vendredi. 

Société