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Villages dévitalisés : Taschereau, en Abitibi, s'apprête à vivre les moments les plus difficiles de son histoire

Le village de Taschereau, en Abitibi

Le village de Taschereau, en Abitibi

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les municipalités dévitalisées de la région craignent le pire après le non-renouvellement par Québec du Fonds de soutien aux territoires en difficultés. Hier, le député d'Abitibi-Ouest François Gendron a même demandé au gouvernement de prendre en compte les inquiétudes des élus et des citoyens de ces municipalités. Plus de 55 millions de dollars ont été distribués aux municipalités du Québec en 10 ans grâce à ce Fonds. Parmi les municipalités concernées en Abitibi-Témiscamingue, il y a celle de Taschereau.

Avec les informations de Godefroy Macaire-ChabiTwitterCourriel

Avec ses 250 km2, Taschereau compte un peu moins de 1000 habitants. Pour les autorités, la municipalité a subi un exode de sa population ces dernières années. Elle a aussi fait face à la fermeture de la seule industrie forestière sur son territoire. Maintenant, elle doit composer sans les 70 000 $ qu'elle recevait chaque année du Fonds de soutien aux territoires dévitalisés.

Pour la mairesse Manon Luneau, c'est un choc. « C'est une inquiétude sur laquelle on travaille très très fort. Ça nous affecte vraiment beaucoup. Ces sous-là, on pouvait s'en servir pour améliorer des infrastructures, pour apporter quelque chose de nouveau aux jeunes, à l'âge d'or », dit-elle.

Taschereau avait déjà perdu annuellement près de 50 000 $ sous forme de taxes avec la fermeture de l'usine de Tembec.

La mairesse est inquiète et souhaite plus d'implication des citoyens. Elle souligne que le conseil municipal vient d'adopter une résolution pour en appeler au ministre des Affaires municipales, « à savoir que Taschereau est vraiment considérée comme une municipalité à laquelle il faut penser financièrement », souligne-t-elle.

Au Restaurant Chez Ginette, la propriétaire Doris Morneau a également un mot pour le gouvernement. Elle lui demande « de faire mieux que ce qui est en déjà en place, il y a toujours place à l'amélioration. »

Dans les rues, la déception de plusieurs citoyens vire à l'impuissance. « Ce n'est pas correct, mais c'est ça, le gouvernement est plus fort que nous autres », pense ce citoyen rencontré sur place. « Ça va appauvrir les municipalités, c'est sûr, les taxes vont devoir augmenter », croit cet autre résidant de Taschereau.

Si rien n'est fait, Taschereau pense qu'elle s'apprête à vivre les moments les plus difficiles de son histoire.

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