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  • Exclusif
  • Entente imminente entre Hydro-Québec et l’Ontario

    Ligne électrique

    Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

    Radio-Canada

    Le Québec et l'Ontario sont à deux doigts de signer une entente sur le partage d'électricité lors des périodes de pointe saisonnières. Radio-Canada a appris qu'une rencontre aura lieu à Ottawa vendredi pour finaliser les derniers détails.

    Un texte de Christian NoëlTwitterCourriel et Philippe LeblancTwitterCourriel

    « L'entente finale est imminente, nous sommes en train de régler les derniers détails », confirme le ministre ontarien de l'Énergie, Bob Chiarelli, en entrevue exclusive.


    L'accord

    En vertu de cet accord, l'Ontario fournira 500 mégawatts au Québec lors de sa période de pointe hivernale, tandis que le Québec fournira 500 mégawatts à l'Ontario lors de sa période de pointe estivale.


    L'entente sera officiellement signée d'ici le mois de juin. Elle ne générera aucun profit, ni pour le Québec ni pour l'Ontario. L'échange d'électricité se fera au prix coûtant. « C'est gagnant-gagnant pour les deux provinces, selon l'analyste Tom Adams, parce qu'elles réussissent à profiter de leurs besoins complémentaires pour s'entraider, sans impact pour les contribuables. »

    C'est un autre exemple des atomes crochus entre le Québec et l'Ontario, après l'entente sur la bourse du carbone, plus tôt cette semaine. Mais le courant ne passe pas pour toutes les négociations énergétiques.

    Autres négociations ardues

    Le Québec et l'Ontario n'arrivent pas encore à s'entendre sur un contrat d'approvisionnement stable à long terme.

    L'Ontario voudrait acheter jusqu'à 1000 mégawatts d'Hydro-Québec, sur une longue période, notamment pour compenser la fermeture de la centrale nucléaire de Pickering en 2020. « Nous avons besoin d'un engagement ferme d'Hydro-Québec, dit le ministre Chiarelli, pour s'assurer que cette électricité est disponible en tout temps, même durant la période de pointe hivernale au Québec. »

    Un tel engagement nécessiterait des milliards de dollars en investissement au Québec et en Ontario, afin d'augmenter les connexions interprovinciales.

    Qui plus est, les deux provinces ne s'entendent pas sur le prix du kilowatt/heure. Hydro-Québec serait trop gourmande au goût de l'Ontario.

    « Hydro-Québec négocie aussi avec les États de la Nouvelle-Angleterre, et c'est plus attrayant en raison de la faiblesse du dollar canadien, explique l'analyste Tom Adams. L'Ontario devra probablement payer l'électricité en dollars américains, soit 20 % plus cher. C'est énorme comme différence. » À ce prix-là, selon lui, ce serait plus avantageux pour l'Ontario de construire de nouvelles centrales au gaz.

    « Nous allons continuer de négocier avec Hydro-Québec, indique le ministre Chiarelli. Mais pour le moment, nous ne sommes pas convaincus à 100 % que le jeu en vaut la chandelle. »

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