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Exclusif

Cols bleus de Montréal : un retour à l'époque de Jean Lapierre?

Des cols bleus de la Ville de Montréal

Des cols bleus de la Ville de Montréal

Photo : La Presse canadienne / Peter McCabe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les 6500 cols bleus de Montréal sont appelés à élire un nouveau président jeudi, l'une des candidates à la succession de Michel Parent propose de revenir à « un rapport de force comme à l'époque de Jean Lapierre », qui a été président de l'organisation entre 1985 et 2003. Le mandat de Jean Lapierre avait été marqué par des luttes dures et parfois même violentes. 

Un texte de François CormierTwitterCourriel

Dans une lettre envoyée aux membres de son syndicat, la candidate Chantal Racette entend donc rebâtir « un rapport de force comme à l'époque de Jean Lapierre ».

Elle précise qu'elle veut « créer un projet commun avec des objectifs qui viennent de la base ». Plus loin, elle écrit : « Je suis d'avis qu'on a assez donné et qu'il est grand temps de réparer non seulement les pots cassés, mais de passer à l'offensive et de réclamer notre dû ».

Rappelons que Jean Lapierre a été élu pour la première fois en 1985. L'année suivante, les cols bleus faisaient grève pendant 36 jours. En 1999, il a purgé 29 jours de prison pour une émeute survenue cinq ans plus tôt. En pleine période de négociations avec l'administration du maire Jean Doré, des cols bleus avaient enfoncé les portes de l'hôtel de ville de Montréal à l'aide de béliers. En 2000, à Trois-Rivières, les cols bleus s'étaient rendus à un congrès péquiste et une échauffourée avait alors éclaté avec le service de sécurité.

À deux reprises cette semaine, Radio-Canada a tenté de joindre Chantal Racette, sans succès. Le syndicat des cols bleus a évoqué la fin de la campagne électorale et les nombreux engagements pour expliquer qu'il était difficile de parler à la candidate. 

Les cols bleus de Montréal seront appelés à choisir leur nouveau président, par suffrage universel, jeudi. Michel Parent terminait officiellement son mandat aujourd'hui. Toutefois, le mois dernier, il a dû quitter la tête de l'organisation dans des circonstances nébuleuses. L'exécutif a décidé de le remplacer de façon intérimaire. 

Le 2 avril, le syndicat a rendu public un communiqué. « C'est à l'unanimité que les membres présents ont appuyé une résolution visant à saluer son dévouement à la défense des conditions de travail des cols bleus. Il a consacré 23 années de sa vie à faire avancer la cause des travailleuses et travailleurs [...] Le Syndicat tient à préciser que jamais l'intégrité de son président n'a été remise en cause de quelque manière que ce soit », était-il écrit. 

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