•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

SNC-Lavalin décroche le contrat de construction du nouveau pont Champlain

Un consortium dont fait partie SNC-Lavalin est choisi pour le nouveau pont Champlain
Radio-Canada

Le ministre fédéral Denis Lebel a annoncé mercredi que le consortium dirigé par SNC-Lavalin avait remporté le contrat pour construire le nouveau pont Champlain. Il a par ailleurs confirmé qu'il y aura bel et bien un péage.

La construction du pont sera terminée le 1er décembre 2018. Les travaux vont commencer à la mi-mai.

Les autorités fédérales n'ont pas révélé combien il en coûtera pour mener à bien l'ouvrage de remplacement du pont Champlain. « Bien entendu, ce sera un projet de plusieurs milliards de dollars », a affirmé M. Lebel.

Les gens du grand Montréal auront une infrastructure de longue durée et de qualité.

Denis Lebel, ministre de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales au sein du gouvernement de Stephen Harper

Le consortium mené par SNC-Lavalin porte le nom de Groupe Signature sur le Saint-Laurent et est composé d'entreprises telles que :

  • ACS Infrastructure Canada;
  • HOCHTIEF PPP Solutions North America;
  • Dragados Canada;
  • Flatiron Construction Canada Limited;
  • MMM Group Limited;
  • TY Lin International;
  • International Bridge Technologies Canada.

Deux autres consortiums étaient en lice : Alliance Saint-Laurent et Partenariat Nouveau Pont Saint-Laurent. L'appel d'offres avait été lancé il y a un an.

Les propositions des consortiums ont été évaluées sous deux angles, soit technique et financier.

Le coût du péage ne sera annoncé que quelques mois avant l'ouverture du pont parachevé.

Rappelons que c'est en 2011 que le gouvernement fédéral avait annoncé son intention de remplacer le pont Champlain. L'annonce du vieillissement prématuré du pont Champlain et la nécessité de le remplacer avaient suscité une multitude de discussions.

Une question « hypothétique »

Dans le cas du consortium dirigé par SNC-Lavalin, il y a controverse, car cette société fait l'objet d'une poursuite pour fraude et corruption de la part de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

La GRC avait déposé des accusations de corruption et de fraude contre trois entités du Groupe SNC-Lavalin, en février dernier, concernant les activités de la société en Libye.

Qu'arrivera-t-il du contrat et des travaux en cours si SNC-Lavalin est bel et bien reconnue coupable en vertu des accusations portées contre elle? Le gouvernement fédéral affirme qu'il s'agit d'une « question hypothétique ».

Ottawa assure qu'il dispose de tous les mécanismes de contrôle et de surveillance nécessaires, de même que des pouvoirs en place pour faire face aux différents événements qui pourraient survenir.

Peu importe les résultats, s'il y a jugement ou autre, nous serons capables de faire avancer le projet et de protéger là-dedans la population canadienne.

Le ministre Denis Lebel

Pressé de questions au sujet des déboires encourus par SNC-Lavalin et par certains de ses ex-dirigeants, le ministre Lebel a répondu avec irritation que SNC-Lavalin avait « répondu à tous nos critères. Si vous, vous êtes prêts à poser un jugement sur ce qui va se passer dans le futur, moi, je ne le ferai pas ».

En fait, il faudrait que SNC-Lavalin soit reconnue coupable dans les deux mois suivant la signature du contrat pour que le gouvernement fédéral fasse marche arrière et remette le contrat à un autre consortium, a-t-on laissé entendre en conférence de presse.

Il y a eu transparence et intégrité, assure le ministre Lebel

« Depuis que nous avons lancé ce grand projet en 2011, la priorité de notre gouvernement a toujours été la transparence, et de travailler pour que les Canadiens en aient pour leur argent », a déclaré Denis Lebel, qui précise qu'un surveillant à l'équité a supervisé l'ensemble du processus afin d'assurer son intégrité.

Le rapport final de ce surveillant sera rendu dans les prochains mois, soit bien au-delà du début du chantier.

Nous avons eu un processus rigoureux, nous travaillons avec des faits et des résultats, pas avec des accusations.

Le ministre Denis Lebel
Circulation sur le pont Champlain
Vers un futur pont Champlain

Économie