•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les racines de la violence, une série de Désautels le dimanche

Radio-Canada

Danny Braün et Désautels le dimanche proposent une série pour mieux comprendre les causes du problème des femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada et réfléchir aux solutions pour briser le cycle de la violence qui affecte nos communautés.

Pour écoutez toute la série, cliquez ici, ou parcourez en détail chacun de nos reportages, notre table-ronde et nos articles sur le sujet.


12 avril 2015 -

North End, quartier chaud de la prostitution à Winnipeg

Danny Braün nous emmène dans le North End, un quartier défavorisé de Winnipeg. Avec Debbie et Tammy, deux ex-prostituées qui sont maintenant intervenantes au Centre Ndinawe (Nouvelle fenêtre), un centre de ressources pour les jeunes autochtones, il a patrouillé ce quartier où travaillent de nombreuses prostituées autochtones. Le quartier est dangereux et les prostituées sont souvent intoxiquées, ce qui les rend d'autant plus vulnérables aux clients qui voudraient abuser d'elles. Au fil de la visite, Debbie et Tammy parleront aussi de ces femmes qu'elles ont côtoyées et qui ont été assassinées ou qui ont disparu.

Témoignage d'une ex-prostituée de Val d'Or

La réalité winnipégoise n'est pas une exception au Canada. Partout au pays, des centaines de femmes ont été assassinées ou ont disparu et les conditions dans lesquelles travaillent les prostituées contribuent à ce phénomène. Ginette Lamarche nous emmène à Val-d'Or où une ex-prostituée raconte son parcours en toute franchise.

19 avril 2015 -

De la réserve à la ville

« Cette communauté ne prend pas soin de ses enfants. N'importe qui deviendrait fou ici », c'est ce que Dorothee Swampy, dont la nièce a disparu en 2008, a confié à Danny Braün. Cette communauté, c'est la réserve de Sagkeeng, située à une centaine de kilomètres de Winnipeg. C'est aussi la réserve où Tina Fontaine a grandi. Elle avait 15 ans quand elle a été retrouvée morte dans la rivière Rouge en août dernier. Elle est devenue un symbole de la cause des femmes autochtones. En suivant le parcours de Tina Fontaine, Danny Braün nous montre les conditions de vie des réserves et les raisons qui poussent les jeunes villes à les quitter pour s'installer à Winnipeg. Il pose par le fait même de douloureuses questions sur la responsabilité des gouvernements, des services sociaux, mais aussi des communautés elles-mêmes.

26 avril 2015 -
Le racisme au coeur du problème

Une des sources du problème complexe qui touche les femmes autochtones au Canada est sans contredit le racisme, une réalité que les autochtones de Winnipeg disent subir au quotidien. Dans le North End, où des voisins réclament « un quartier plus présentable », le maire Brian Bowman a même senti le besoin dernièrement de dire publiquement qu'il souhaite diriger une ville où tous sont traités avec le même respect.

Les familles des femmes autochtones disparues ou assassinées dénoncent en outre depuis longtemps le racisme des policiers qui traiteraient la disparition de leurs proches d'une façon différente de celle des autres disparitions.

Mettre fin au cycle de la violence : une question de volonté?

Les solutions ne sont pas toutes simples, mais plusieurs d'entre elles sautent aux yeux de nos deux invitées, la présidente de Femmes autochtones du Québec (Nouvelle fenêtre) Viviane Michel et la sociologue et criminologue Mylène Jaccoud. Elles font partie de ceux qui jugent qu'une enquête nationale devrait faire toute la lumière sur le problème des femmes autochtones disparues ou assassinée et contribuer à la mise sur pied d'un plan global pour y remédier. Près de vingt ans après le rapport de la Commission royale préparé par René Dussault et Georges Erasmus, elles se demandent ce qui empêche encore les Premiers peuples et le gouvernement fédéral de se rapprocher sur cette question comme beaucoup d'autres...

À lire aussi :

Société