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Santé mentale : un accès aux services difficile pour les francophones

Des participants écoutent une présentation sur la santé mentale

Le Forum santé en français réunit à Whitehorse une cinquantaine d'intervenants.

Photo : ICI Radio-Canada/Claudiane Samson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'accès à des services de santé mentale en français est un défi pour les communautés en milieu minoritaire, constatent une cinquantaine de représentants de tout le pays rassemblés à Whitehorse pour échanger sur de possibles solutions.

L'accès à des spécialistes bilingues est un défi de taille, et pour pallier le problème, plusieurs initiatives sont discutées.

Au Yukon notamment, on cherche à améliorer les compétences en français des spécialistes bilingues déjà sur place plutôt que d'en recruter de nouveaux à l'extérieur du territoire. La directrice du Partenariat communauté en santé du Yukon, Sandra St-Laurent, croit que l'utilisation de la langue du patient est une condition essentielle au traitement en santé mentale.

Dans le cas de la santé mentale, la langue est le véhicule thérapeutique. C'est par le langage qu'on guérit, qu'on est confronté à ses peurs, qu'on est encouragé, qu'on est accueilli, et qu'on est encadré par notre thérapeute.

Une citation de :Sandra St-Laurent, directrice, Partenariat communauté en santé

Pour certaines petites communautés telles que l'Île-du-Prince-Édouard, la préservation de la confidentialité est un défi supplémentaire, estime Isabelle Morin. L'experte-conseil pour la Société santé en français de l'île croit également qu'il faut d'abord sensibiliser la population et déstigmatiser la santé mentale. Elle rappelle que tout le monde fera face à la question de la santé mentale un jour ou l'autre, de façon directe ou indirecte.

La sensibilisation doit par ailleurs commencer dès le plus jeune âge, selon elle. « [Il faut] sensibiliser, démystifier, mais aussi renforcer les bonnes habitudes que nos jeunes ont de faire du sport, de parler, de dire ce qu'ils ressentent dans leur propres mots et de le normaliser. »

En Colombie-Britannique, le Réso Santé (Nouvelle fenêtre) s'attaque au problème en lançant à la fin du mois le programme Écoles en santé dans les écoles du Conseil scolaire francophone. Le but est de déceler les problèmes avant qu'ils ne deviennent trop compliqués à traiter.

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