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Changements climatiques : l'Ontario rabroue Ottawa

Tuyau d'échappement d'une voiture

Est-ce utile de laisser tourner le moteur d'une voiture lors de temps froid?

Photo : iStockphotos

Radio-Canada

Le ministre ontarien de l'Environnement, Glen Murray, affirme que le fédéral est mal placé pour demander des comptes aux provinces en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Ottawa presse les provinces de lui remettre rapidement leurs données sur le sujet, alors que le fédéral a manqué la date butoir du 31 mars pour fournir ses cibles aux Nations unies.

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Dans des lettres envoyées vendredi à ses homologues provinciaux, la ministre fédérale de l'Environnement, Leona Aglukkaq, demande aux provinces de lui envoyer davantage d'informations sur leurs émissions. Celles-ci doivent servir à renforcer les cibles nationales de réduction des GES, actuellement estimées par Ottawa sur la base des chiffres obtenus en 2014.

La ministre Aglukkaq affirme que le gouvernement fédéral voulait annoncer ses cibles avant la conférence des Nations unies sur le climat qui doit se tenir en décembre à Paris.

La contribution devra être de portée nationale et refléter les actions prises par tous les ordres de gouvernement, avec des réductions d'émissions quantifiables après 2020.

Leona Aglukkaq, ministre fédérale de l'Environnement

Où sont les initiatives fédérales?

Le ministre ontarien de l'Environnement, Glen Murray, répond sur Twitter qu'Ottawa ne prend « aucune initiative », n'offre « aucun appui aux provinces » et se contente de « critiquer » les initiatives provinciales, comme le nouveau marché du carbone Québec-Ontario.

Inacceptable de la part du fédéral de refuser d'agir au sujet des changements climatiques et de simplement fournir une liste d'initiatives provinciales comme contribution canadienne à la réduction des GES.

Glen Murray, ministre ontarien de l'Environnement

À l'occasion du Sommet des Amériques à Panama, durant le week-end dernier, le premier ministre Stephen Harper a plutôt déclaré que l'objectif de son gouvernement était de dévoiler les cibles canadiennes de réduction des GES avant la prochaine réunion du G7, prévue en juin en Allemagne.

Le premier ministre a spécifié qu'il désirait connaître les résultats des discussions interprovinciales au sujet de la protection de l'environnement et du développement durable avant de dévoiler les cibles nationales. La rencontre des provinces se tiendra mardi à Québec.

« Évidemment, nous irons de l'avant avec nos partenaires, pas seulement en annonçant des cibles, comme nous l'avons fait dans le passé, mais aussi en continuant d'appuyer le financement international de la lutte contre les changements climatiques », a dit Stephen Harper à la fin du Sommet des Amériques.

Samedi, le premier ministre a discuté des changements climatiques avec le président américain, Barack Obama, dans le cadre d'une rencontre privée. Il a toutefois mentionné que M. Obama ne lui avait pas demandé de prendre un engagement concernant les GES. Les États-Unis se sont récemment engagés formellement à réduire leurs émissions de GES jusqu'à 28 % au cours de la prochaine décennie.

Dans ses lettres aux ministres provinciaux de l'Environnement, Leona Aglukkaq a assuré que le Canada demeurait engagé à mettre en oeuvre une « approche réglementaire responsable secteur par secteur », alignée sur celles des principaux compétiteurs économiques du pays, dont les États-Unis.

Avec les informations de La Presse canadienne

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Ontario

Changements climatiques