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Six militants de Greenpeace descendent d'une plateforme de forage en haute mer

Des militants du groupe Greenpeace sur la plateforme de forage louée par Royal Dutch Shell pour mener des forages exploratoires au large de l'Alaska.

Des militants du groupe Greenpeace sur la plateforme de forage louée par Royal Dutch Shell pour mener des forages exploratoires au large de l'Alaska.

Photo : greenpeace.org

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Six militants de Greenpeace opposés aux forages en haute mer dans l'Arctique ont abandonné la plateforme à destination de Seattle sur laquelle ils étaient montés dans l'océan Pacifique il y a six jours, a annoncé l'organisation.

La mer déchaînée a motivé leur décision, indique Greenpeace dans un courriel transmis samedi. Les manifestants sont descendus de la plateforme en rappel et sont montés à bord de canots pneumatiques avant de rejoindre le navire de Greenpeace ancré à proximité.

Les six manifestants avaient grimpé lundi sur la plateforme Polar Pioneer, haute de 120 mètres et appartenant à Transocean, alors qu'elle se trouvait à environ 1200 kilomètres au nord-ouest d'Hawaï. Le Blue Marlin, un navire de transport de charges lourdes, transporte la plateforme jusqu'à Seattle où elle doit être préparée pour la saison.

Royal Dutch Shell, qui a loué la plateforme, compte l'utiliser pour mener des forages exploratoires durant l'été dans la mer des Tchouktches, au large de la côte nord-ouest de l'Alaska, si elle obtient les permis nécessaires.

Pendant ce temps, une juge fédérale à Anchorage, en Alaska, a accordé samedi à Shell une injonction contre les manifestants de Greenpeace. L'injonction leur interdit d'entrer dans la zone sécurisée autour de la plateforme et du Blue Marlin. Greenpeace a annoncé son intention de contester l'injonction lors d'une audience qui aura lieu le 28 avril.

Les écologistes s'opposent farouchement aux forages en haute mer dans l'Arctique. (Nouvelle fenêtre) Ils estiment que les entreprises pétrolières n'ont pas fait la preuve qu'elles seront en mesure de nettoyer un déversement majeur dans un océan engorgé de glaces, et font valoir que les forages se déroulent très loin des infrastructures comme les bases de la garde côtière, les ports en eau profonde, les aéroports majeurs et d'autres lieux qui pourraient servir à l'occasion d'une éventuelle catastrophe.

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