•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un petit génie...en herbe

Le reportage d'Hervé Gaudreault

Menée par le jeune Olivier Paradis, l'équipe de l'école Boisvert de Baie-Comeau a été couronnée championne de la Ligue de Génies en herbe de la Côte-Nord. C'était jour de finale samedi et le jeune prodige a continué à briller.

Olivier Paradis a marqué 80 % des points de son équipe. Un exploit habituel pour lui puisque le garçon de 11 ans a maintenu une incroyable moyenne de 240 points par match dans l'ensemble de la saison.

« Surtout avec ma mémoire pis mes parents. Je lis beaucoup fait que, ça m'aide beaucoup avec mes connaissances », a expliqué Olivier.

Ce désir de se dépasser au plan intellectuel, c'est l'ingrédient de base des génies en herbe.

« C'est qu'il y a plusieurs questions aléatoires pis c'est sûr que t'apprends des affaires à chaque fois », témoigne Wakati Ahikye, membre de l'équipe de l'école Bois-du-Nord.

La ligue nord-côtière est composée de cinq équipes du troisième cycle du primaire. Pas une seule au niveau secondaire, pas une seule à l'extérieur de Baie-Comeau.

Si le niveau de jeu est bon, l'activité a perdu beaucoup de sa popularité en raison, notamment, du peu d'enseignants intéressés à s'impliquer.
« Présentement, c'est ça, on a un petit manque de popularité ou d'implication des jeunes dans les écoles. C'est sûr aussi qu'on a beaucoup de difficulté à trouver des entraîneurs aussi au niveau scolaire »,constate le président de la Ligue de Génies en Herbe de la Côte-Nord, Tommy D'Aigle.

On est loin de l'époque où les meilleures équipes des régions et de l'ensemble du Québec performaient à la télévision.

« L'émission (Génies en herbe) a été coupée en 97, si ma mémoire est bonne, à Radio-Canada. Depuis ce temps-là, c'est sûr que l'activité décroît graduellement. Mais on est quand même une poignée d'organismes au Québec qui fait en sorte qu'on maintient cette activité-là en vie », fait remarquer M. D'Aigle.

La finale québécoise sera disputée à Montréal, dans deux semaines. Olivier Paradis y sera et il a bien l'intention de ne pas se laisser intimider.

« Du gros calibre là-bas. C'est des équipes qui ont beaucoup plus de pratique qu'ici, mais je suis confiant pareil », conclut le génie en herbe.

Est du Québec

Société