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Arrestation musclée au Yukon : tension entre une Première Nation et la GRC

Eric Fairclough, chef de la nation Little-Salmon-Carmacks.

Eric Fairclough, chef de la nation Little-Salmon-Carmacks, lors d'une manifestation devant les bureaux de la GRC à Whitehorse.

Photo : ICI Radio-Canada/Cheryl Kawaja

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de la Première Nation Little Salmon Carmacks au Yukon dit que la vidéo de l'arrestation musclée d'un membre de la réserve a créé une tension entre sa communauté et la police.

L'enregistrement, publié sur Facebook la semaine dernière, montre un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en train de frapper Josh Skookum lors de son arrestation dans une résidence.

Le chef Eric Fairclough affirme que l'incident évoque des souvenirs de l'affaire de Raymond Silverfox, un autre membre de la Première Nation Little Salmon Carmacks qui est mort en détention après avoir passé 13 heures à vomir violemment dans sa cellule

« Je crois que tout le monde pense que la police a utilisé une force excessive et que la GRC s'est essentiellement mal comportée. »

— Une citation de  Eric Fairclough, chef de la Première Nation Little Salmon Carmacks
Eddie Skookum, père de Josh Skookum, lors d'une manifestation devant les bureaux de la GRC à Whitehorse
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Eddie Skookum, ancien chef de la nation Little-Salmon-Carmacks, lors d'une manifestation devant les bureaux de la GRC à Whitehorse.

Photo : ICI Radio-Canada/Cheryl Kawaja

En signe de protestation, une cinquantaine de manifestants ont déambulé, tambours à la main, devant les bureaux de la GRC à Whitehorse ce vendredi.

Josh Skookum a comparu en cour jeudi avec deux yeux au beurre noir. Il fait face à plusieurs chefs d'accusation, notamment d'avoir résisté à une arrestation, et de voies de fait contre un agent de la paix.

Il a été libéré sous caution.

La GRC au Yukon dit qu'elle va limiter ses commentaires au sujet de l'incident pour éviter d'influencer l'enquête.

L'Équipe d'intervention de l'Alberta en cas d'incidents graves (ASIRT) s'est saisie du dossier. Eric Fairclough souligne que la Première Nation veut participer à l'enquête sur la conduite de la GRC. « Il faut qu'on entende toute l'histoire », affirme-t-il.

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