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Martine Ouellet recrute au sein d'Option nationale

L'ancien président d'ON, Nic Payne, appuie la candidate à la direction du PQ Martine Ouellet.
L'ancien président d'ON, Nic Payne, appuie la candidate à la direction du PQ Martine Ouellet. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La candidate à la direction du Parti québécois (PQ) Martine Ouellet obtient l'appui de l'ancien président du parti indépendantiste Option nationale (ON), Nic Payne, et attire une cinquantaine de candidats et militants de ce parti au sein du PQ.

Martine Ouellet tente ainsi de créer des ponts entre les partis indépendantistes et propose de remettre le projet indépendantiste au coeur de l'engagement du PQ.

« Quand on a fondé le parti Option nationale, c'est parce qu'on voulait combler un vide, explique M. Payne. On voulait apporter une offre, une proposition claire et assumée en regard de l'indépendance du Québec. » M. Payne déplore que le PQ se soit éloigné de son objectif premier au cours des 10 à 15 dernières années.

M. Payne souhaite que le parti indépendantiste soit clair avec les électeurs et qu'il leur explique qu'une accession au pouvoir signifierait qu'il commencerait à travailler à l'indépendance du Québec. « On est heureux d'appuyer Martine Ouellet puisque c'est précisément ce qu'elle propose, souligne-t-il. C'est la raison pour laquelle il est logique de l'appuyer. »

Pour le moment, on devient membre [du PQ] et on s'assure de voter pour Martine Ouellet l'option indépendantiste claire qu'elle a décidé de représenter.

Nic Payne

M. Payne précise que le parti Option nationale ne rejoint pas pour autant le PQ puisque le parti ne s'est pas encore engagé à modifier son approche par rapport à l'indépendance.

De son côté, Mme Ouellet soutient que l'ancien chef d'ON, Jean-Martin Aussant, et toute l'organisation du parti ont lancé une nouvelle mouvance indépendantiste au Québec. « Une nouvelle mouvance assumée, confiante, claire et articulée », avance-t-elle.

Elle estime qu'il est important de rallier l'ensemble des forces souverainistes afin de parvenir à l'objectif ultime, l'indépendance du Québec. « Il faut augmenter la cadence de notre marche vers l'indépendance, il faut se mettre en mouvement, poursuit Mme Ouellet. Il faut sortir de l'attentisme des quelque 10-15 dernières années. Il ne faut pas juste parler, il faut agir. »

Revoir l'article 1 du PQ

Mme Ouellet propose un plan comportant 10 étapes afin de mener le Québec à la souveraineté. La première étape de ce plan d'action consiste à revoir l'article premier de la constitution du PQ « afin de proposer clairement aux Québécois et aux Québécoises de réaliser l'indépendance dans un premier mandat ».

« Il faut mettre fin à la gouvernance souverainiste et se mettre dans une démarche très claire pour réaliser l'indépendance du Québec. »

Les deux articles suivants font état de l'importance de fédérer l'ensemble des partis et des mouvements indépendantistes afin de travailler en collaboration.

Le plan de la députée péquiste prévoit également la mise sur pied de « groupes d'action thématique » chargés de développer un argumentaire pour défendre l'indépendance du Québec et d'aller sur le terrain pour en faire la promotion.

Les six dernières étapes du plan d'action de Martine Ouellet

  • Lancer une campagne pour doubler les effectifs du PQ.
  • Mettre à jour les études sur l'indépendance du Québec.
  • Lancer une campagne permanente de mobilisation et de diffusion pour le pays du Québec.
  • Créer le fonds Québec-Pays pour financer les activités de mobilisation.
  • Intégrer le projet du Québec indépendant dans toutes les activités du PQ.
  • Créer un comité pour rédiger le livre Québec-Pays afin de répondre à toutes les questions des Québécois sur les effets de l'indépendance.

Martine Ouellet et Pierre Céré n'ont toutefois reçu l'appui d'aucun membre de la députation du PQ. Le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, est celui qui détient le plus d'appuis de ses collègues députés dans la course à la direction du PQ. M. Péladeau peut compter sur l'appui de neuf de ses collègues Bernard Drainville a l'appui de sept députés, tandis qu'Alexandre Cloutier dispose du soutien de trois collègues.

Parmi les autres députés péquistes, certains ont choisi de rester neutres, comme Jean-François Lisée et Lorraine Richard, tandis que d'autres doivent le demeurer en raison de leur fonction parlementaire, comme le chef intérimaire, Stéphane Bédard.

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