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Plan Nord : les autochtones veulent bénéficier des emplois

Contrechamp, 28 avril 1977

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les communautés autochtones situées au nord du 49e parallèle veulent eux aussi obtenir leur part de retombées économiques du Plan Nord. Le gouvernement du Québec a affirmé son intention de collaborer avec les communautés et les chefs des Premières Nations sont ouverts à la main tendue par le gouvernement.

L'annonce de la nouvelle mouture du Plan Nord, faite par le premier ministre Philippe Couillard, mercredi, a attiré des réactions positives sur la Côte-Nord jusqu'ici.

Mike Mckenzie, le chef de la communauté innue de Uashat-Maliotenam, près de Sept-Îles, est également optimiste à l'égard du nouveau Plan Nord, mais il veut être accompagné pour bénéficier au maximum des retombées économiques du projet.

« Ce qui est important, c'est de la formation », explique-t-il. « Vous savez que le taux de réussite est vraiment très bas au niveau des Premières Nations. »

Il faut préparer les jeunes à des emplois, c'est quand même très bien rémunéré dans le domaine minier ou dans d'autres secteurs.

Une citation de :Mike Mckenzie, chef de la communauté innue de Uashat-Maliotenam

« Depuis juillet dernier, on a eu des rencontres avec le premier ministre Couillard », ajoute-t-il. « On a toujours prôné de discuter de nouvelles relations de nation à nation. »

Ce sujet va demeurer au coeur des discussions avec le gouvernement et l'ensemble des communautés autochtones du Québec.

« On a quand même comme responsabilité d'assurer que tout projet incluant la vision du Plan Nord respecte des principes qui font consensus au sein des Premières Nations », croit Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec.

La principale préoccupation pour les communautés, d'ailleurs, concerne la protection du territoire ancestral. « On est souvent confronté à cette espèce de contradiction de protection du territoire versus développement », continue M. Picard. « J'ai souvent dit qu'on ne peut pas dire que les chefs ont tort dans un sens ou dans l'autre. »

« Ce qui est important au niveau des Premières Nations, ce sont les plans d'affectation territoriale », soutient Mike Mckenzie. « Actuellement, on n'a aucune convention de traités qui sont au Québec, mais nous aussi on est préoccupé par la protection du territoire. Oui au développement, mais aussi la protection du territoire. On parle des sites sacrés qui sont situés sur le territoire ancestral qu'on revendique depuis des millénaires. »

Il reste encore beaucoup de travail à accomplir selon les chefs avant d'affirmer si le nouveau Plan nord sera bénéfique pour les communautés.

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