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Un Sommet des Amériques historique, avec Castro et Obama

Le président Barack Obama entame une visite de deux jours au Panama à l'occasion du Sommet des Amériques, marqué par la présence de la délégation cubaine.

Le président Barack Obama entame une visite de deux jours au Panama à l'occasion du Sommet des Amériques, marqué par la présence de la délégation cubaine.

Photo : Pablo Martinez Monsivais

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les yeux sont rivés sur le président américain, Barack Obama, et sur son homologue cubain, Raul Castro, qui se retrouvent tous deux au septième Sommet des Amériques à Panama City, aujourd'hui et demain.

Pour le moment, aucune rencontre formelle n'est prévue, Washington mentionnant plutôt que les deux hommes auront « une interaction ».

Cuba participe ainsi pour la première fois de l'histoire à la rencontre des 35 États américains.

Que Cuba soit ainsi présente constitue une première qui tient clairement à la volonté de Barack Obama de poursuivre le réchauffement des relations entre les deux pays, que 53 ans d'antagonisme absolu ont opposés. D'ailleurs, la Maison-Blanche a laissé savoir que messieurs Obama et Castro s'étaient parlé mercredi, par téléphone.

Le premier ministre Stephen Harper à son départ pour le PanamaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Stephen Harper à son départ pour le Panama.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

De son côté, le premier ministre canadien, Stephen Harper, est arrivé au Panama, en milieu d'après-midi.

M. Harper, qui est accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Rob Nicholson, souhaite obtenir une rencontre avec M. Castro. Rappelons que le Canada avait joué un rôle crucial en fournissant un soutien logistique pour la tenue de rencontres ultrasecrètes qui ont mené, en décembre dernier, au rapprochement historique entre les gouvernements américain et cubain.

Il est aussi probable que le premier ministre canadien veuille discuter, avec M. Castro, de la possibilité d'investissements canadiens à Cuba.

Sécurité et prospérité

Stephen Harper entend profiter de la tribune panaméenne pour faire la promotion de la sécurité et de la prospérité dans les Amériques.

Il doit annoncer certaines initiatives pour aider la production agricole dans des pays comme le Honduras et le Pérou, et la gouvernance dans le secteur de l'extraction des ressources naturelles en Colombie.

La liste des pays soutenant le terrorisme

Nous continuerons d'avoir des différends avec Cuba, mais nous ne voulons pas être emprisonnés dans le passé. L'engagement est plus puissant que l'isolement. Je crois que nous pouvons dépasser quelques-uns des vieux débats qui ont si souvent défini la région et aller plus loin.

Une citation de :Le président Barack Obama, lors d'une visite en Jamaïque, jeudi

Pour qu'on puisse véritablement parler de normalisation entre La Havane et Washington, il faudra au préalable lever divers points de contentieux, l'un d'eux étant la présence de Cuba sur la liste américaine des pays qui soutiennent le terrorisme. Il s'agit d'un dossier qu'aurait abordé le secrétaire d'État américain, John Kerry, avec son homologue cubain, Bruno Rodriguez, jeudi soir dans un hôtel de Panama. Ces entretiens sont les premiers entre responsables de ce niveau depuis 1958, ce qui constitue indéniablement un progrès dans les relations entre La Havane et Washington.

Cuba affirme que la réouverture d'ambassades dans les deux pays ne se produira qu'une fois qu'elle aura été retirée de cette liste noire.

Pour sa part, lors d'une escale en Jamaïque alors qu'il était en route vers le Panama, Barack Obama a annoncé que le département d'État avait remis ses recommandations à la Maison-Blanche et qu'il attendait celles de ses conseillers pour se prononcer.

Levée de l'embargo

Autres points de contentieux : l'embargo en vigueur depuis 1962 contre l'île communiste et que cette dernière souhaite voir lever; la base navale de Guantanamo occupée par les troupes américaines depuis 1903; les compensations demandées par les deux pays pour les dégâts causés par l'embargo et la nationalisation de biens américains après la révolution castriste.

La présence de Raul Castro au Sommet n'est pas un aboutissement, mais un début.

Une citation de :Carlos Alzugaray, ex-diplomate et universitaire cubain

Autre enjeu continental

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, doit remettre lors du Sommet une pétition contenant plus de 13 millions de signatures à Barack Obama.

Caracas, qui est le principal partenaire économique de La Havane, a été qualifié par Washington « de menace » pour la sécurité intérieure des États-Unis. Ce décret américain a provoqué l'ire de nombreux pays latino-américains. Toutefois, à ce sujet, M. Maduro se dit disposé au dialogue et, de son côté, Washington a admis que le Venezuela n'était pas une menace.

Avec Marc Godbout et Jean-Michel Leprince

Avec les informations de Agence France-Presse, New York Times, et Reuters

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