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  • Exclusif
  • Un nouveau projet pour relancer l'économie de la région de Matane ? 

    Réouverture de la mine de Saint-Vianney?
    Radio-Canada

    Une entreprise québécoise veut exploiter la carrière de silice de Saint-Vianney, dans la Matapédia, ce qui, selon nos informations, pourrait permettre de convertir l'ex-cartonnerie RockTenn de Matane en usine de production de ferrosilicium. Le projet créerait une centaine d'emplois directs et environ 300 emplois indirects a appris Radio-Canada.

    Un texte de Michel-Félix Tremblay

    Les Métaux Canadiens inc. a acquis le gisement Langis, situé à mi-chemin entre Matane et Amqui en septembre 2013. Elle estime son potentiel à environ 25 millions de tonnes de silice.

    L'entreprise souhaite y produire 50 000 tonnes de ferrosilicium par année dès 2018. Le marché mondial pour ce produit est estimé à 8 millions de tonnes annuellement.

    Le ferrosilicium entre dans la composition de l'acier et est utilisé dans les puits de gaz de shiste sous forme de billes hyper-résistantes. Les Métaux Canadiens inc. auraient des partenaires à l'étranger, une information qui n'a pas pu être vérifiée par Radio-Canada. L'entreprise est aussi inscrite en bourse.

    Une usine à Matane ?

    Selon nos informations, des investisseurs dont l'identité reste inconnue ont démontré de l'intérêt pour l'ex-cartonnerie RockTenn de Matane après que le projet de relance de l'entreprise Innoventé a avorté.

    Certaines sources avancent même que les investisseurs ont visité les installations de l'usine fermée depuis 2012. Selon nos sources, il y aurait un lien entre la relance de la carrière de silice de Saint-Vianney et le soudain intérêt de nouveaux investisseurs pour l'ex-cartonnerie.

    Le porte-parole de l'entreprise Les Métaux Canadiens inc. n'a pas voulu confirmer cette information. Il a cependant mentionné que plusieurs sites du Québec étaient à l'étude pour construire l'usine qui transformerait la silice extraite de la mine de Saint-Vianney. 

    Matane serait cependant bien positionnée pour accueillir le projet. D'abord, la carrière se trouve à seulement 30 kilomètres au sud de la ville. L'entreprise affirme chercher un site « qui possède un port de mer et qui est relié au chemin de fer ». Le port de mer le plus près de la carrière est situé à Matane. De plus, l'ex-usine RockTenn est reliée au chemin de fer du Canadien National.

    Invité à commenter la fin du projet d'Innoventé, le maire de Matane, Jérôme Landry, a aussi affirmé sur nos ondes mardi matin que le dossier de la relance de l'usine était toujours actif.

    Là, ce qu'on regarde, ce sont des investisseurs potentiels qui viendraient s'établir sur le site. Il y a beaucoup de travail qui se fait actuellement, c'est une priorité pour le conseil municipal. Il y a eu du démentèlement, et là, on regarde la coquille pour accueillir d'autres industries

    Jérôme Landry, maire de Matane

    Le maire de Matane n'a cependant pas voulu commenter davantage ni identifier une entreprise en particulier lorsque joint par Radio-Canada jeudi. D'autres sources visiblement bien au fait du dossier ont évoqué une « entente de confidentialité » pour justifier leur silence dans ce dossier.

    Le projet prévoit la création d'environ 80 emplois en usine et une quinzaine d'autres à la carrière de Saint-Vianney, en plus des emplois indirects.

    L'avantage énergétique du Québec

    Les Métaux Canadiens inc. estime que le Québec pourrait rapidement jouer un rôle-clé sur le marché mondial de la transformation de la silice. La raison est simple : le coût abordable de l'énergie.

    En effet, la production de silicium demande beaucoup d'électricité. Les Métaux Canadiens inc. estiment que 40 % des coûts de production sont attribuables à l'électricité.

    Le gouvernement précédent avait convaincu le géant espagnol FerroAtlantica de s'établir au Québec en invoquant cet avantage compétitif qui permet de réduire considérablement les coûts de production.

    Une source interne chez Les Métaux Canadiens inc. estime que l'entreprise entretient de bons contacts avec FerroAtlantica et que ces entreprises pourraient devenir de « possibles partenaires ».

    Les Métaux Canadiens inc. annoncera d'ici quelques semaines qu'elle va de l'avant avec une étude préliminaire. L'entreprise d'exploration et de développement aura réalisé d'ici un an l'ensemble de ses études et chiffré son projet.

    L'entreprise québécoise prévoit lancer sa production au milieu de l'année 2018.

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