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SNC-Lavalin réclame 127 millions à des ex-dirigeants

Le siège social de la firme d'ingénierie SNC-Lavalin à Montréal

Le siège social de la firme d'ingénierie SNC-Lavalin à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Presse canadienne/Ryan Remiorz

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

SNC-Lavalin (TSX:SNC) a déposé une poursuite en justice dans l'espoir de recouvrer plus de 127 millions de dollars dont elle aurait été privée par deux de ses anciens hauts dirigeants et leurs associés.

La firme de génie et de construction réclame des paiements essentiellement de ses anciens vice-présidents Riadh Ben Aissa et Sami Bebawi.

Les incidents allégués se seraient déroulés entre 2001 et 2011 et seraient reliés à deux importants projets de construction en Libye, soit un aéroport et une dérivation de plan d'eau.

SNC-Lavalin affirme réclamer l'argent qui était lié aux projets, mais aurait été redirigé à des entités secrètement détenues par Ben Aissa.

Aucune des allégations comprises dans le document de la société montréalaise daté du 2 avril n'a été prouvée en cour. Les avocats des deux hommes n'étaient pas immédiatement disponibles pour commenter la situation.

La poursuite vient s'ajouter aux efforts déployés par SNC pour recouvrer un montant de 22,5 millions de dollars qui aurait été versé à Ben Aissa et à d'autres personnes en lien avec la construction du Centre universitaire de santé de l'Université McGill, le CUSM.

Un certain nombre d'accusations criminelles ont déjà été portées en lien avec les activités de SNC-Lavalin et certains de ses anciens hauts dirigeants.

La Gendarmerie royale du Canada accuse SNC d'avoir payé, entre 2001 et 2011, près de 47,7 millions à des fonctionnaires en Libye pour influencer le gouvernement dans sa prise de décision.

Elle a aussi accusé la société, sa filiale d'activités de construction et sa filiale SNC-Lavalin International, d'avoir fraudé diverses organisations libyennes pour environ 129,8 millions. La société a déjà indiqué qu'elle plaiderait non coupable.

Plusieurs ex-dirigeants, incluant Ben Aissa et Bebawi, font face à des accusations criminelles au Canada.

Ben Aissa a été accusé au Canada en octobre, après avoir été extradé de la Suisse. Les autorités suisses lui ont imposé une sentence équivalente aux 29 mois qu'il avait déjà passés en prison alors qu'il était accusé de fraude liée aux activités de SNC en Libye. Elles lui ont aussi ordonné de rembourser des millions de dollars à l'entreprise.

Ben Aissa a reconnu devant un tribunal suisse qu'il avait versé des pots-de-vin au fils du dictateur libyen, Saadi Kadhafi, afin que SNC puisse remporter des contrats. Ben Aissa a aussi admis avoir touché des commissions.

Bebawi a été accusé par la GRC l'an dernier. En février 2014, il a été accusé pour une fraude de plus de 5000 $, en plus d'accusations de blanchiment d'argent, de possession du produit de la criminalité et de corruption. En septembre, la GRC l'a aussi été accusé d'entrave à la justice.

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