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UQAM : il ne faut pas céder aux radicaux, insiste une professeure

Les policiers du SPVM ont mis fin à l'occupation peu après minuit

Les policiers du SPVM ont mis fin à l'occupation peu après minuit

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’intervention policière mercredi à l’intérieur de l’enceinte universitaire, à la demande du recteur de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), a suscité l’indignation de nombreux étudiants et de professeurs. Mais une bonne partie du blâme revient à certains étudiants, estime Carolle Simard, professeure titulaire au département de science politique.

En entrevue à Radio-Canada, Mme Simard, qui est également signataire avec 13 de ses collègues au département de science politique d’une lettre contre la culture de l’intimidation, publiée par Le Devoir le 24 février dernier, dénonce une situation où tout le monde est perdant.

« L’Université est devenue, à mon avis, complètement dysfonctionnelle », estime Carolle Simard, pour qui « il n'y aura pas de sortie de crise qui sera facile ».

Une question de légitimité

À quelle légitimité devons-nous obéir? S’interroge Mme Simard. « Est-ce qu’on obéit à la légitimité des étudiants et des radicaux encagoulés dans l’Université? »

Moi, je ne veux plus vivre dans ce climat.

Une citation de :Carolle Simard, professeure titulaire au département de science politique à L’UQAM

Sur la responsabilité du recteur Robert Proulx, qui a demandé l'aide des policiers pour faire face aux individus cagoulés, Mme Simard, sans donner raison au recteur, estime surtout qu'il faut « dénoncer les interventions inappropriées de beaucoup d'étudiants et de beaucoup de radicaux ».

Elle se dit catégoriquement contre ces « étudiants » masqués à l'intérieur de l'Université.

Carolle Simard reproche à l'Université son inaction depuis longtemps face à « des actes de plus en plus déviants ».

Dire non à la violence

Des étudiants de la Faculté des sciences de la gestion de l’UQAM, qui ne sont pas en grève, tiennent ce soir « une veillée aux chandelles » pour dénoncer les actes de violence qui ont eu lieu hier à l’intérieur du campus.

Maxime Menghile-Rioux, un des organisateurs, insiste sur le caractère pacifique de la manifestation, qui sera encadrée par les policiers pour qu’elle se déroule dans le calme, précise-t-il.

Le rassemblement se veut une action spontanée, en dehors du cadre associatif.

M. Menghile-Rioux explique que cette démarche ne vise pas à prendre position ni à condamner qui que ce soit. 

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