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Retour sur cinq attaques des cyberdjihadistes

Radio-Canada

TV5 Monde, Newsweek, le Commandement central américain. Des djihadistes radicaux affiliés au groupe armé État islamique, ou s'en réclamant, ont multiplié les attaques informatiques contre les institutions occidentales au cours des derniers mois. Retour sur cinq attaques des cyberdjihadistes commises depuis le début de l'année.


JANVIER 2015 : Malaysia Airlines

Le site Internet de la compagnie aérienne Malaysia Airlines est attaqué par des pirates informatiques qui ont aussi menacé d'afficher en ligne des données qu'ils auraient saisies.

Le site est inaccessible pendant au moins sept heures. À la place, on peut lire un message du groupe Lizard Squad. Dans un premier temps, les pirates affichent les mentions « 404 – Plane Not Found » (404 – avion pas retrouvé) et « Hacked by Cyber Caliphate » (Piraté par le Cyber Califat) superposées sur la photo d'un des Airbus A380 de la compagnie. On peut aussi lire sur l'onglet du navigateur : « ISIS will Prevail » (L'État islamique vaincra). Les pirates remplacent plus tard la photo de l'avion par le dessin d'un lézard portant un haut-de-forme, un monocle ainsi qu'un smoking et fumant la pipe. La référence au groupe armé État islamique a été retirée.

Le groupe Lizard Squad, qui se dit lié officiellement au Cyber Califat, revendique alors l'action.


JANVIER 2015 : CentCom

Le compte Twitter du U.S. Central Command a été piraté.

Les comptes Twitter et YouTube du Commandement central américain (CentCom) sont piratés. Les pirates informatiques affirment être des sympathisants du groupe armé État islamique (EI). « Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberdjihad », peut-on lire alors sur le compte Twitter du CentCom.

« L'EI est déjà là, nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine », affirme un autre message. Même si une liste de généraux de l'armée américaine avec leurs adresses et des informations sur des plans militaires concernant la Chine et la Corée du Nord sont aussi publiées, le Pentagone indique que « les réseaux opérationnels militaires n'ont pas été compromis, et il n'y a pas eu d'impact opérationnel ».


FÉVRIER 2015 : Newsweek 

Le compte Twitter du magazine américain Newsweek fait l'objet d'une attaque informatique. Le groupe Cyber Califat revendique le piratage.

Le compte affiche pendant quelques minutes un visage voilé accompagné de cette expression en français : « Je suis ISIS », en référence à l'acronyme anglophone du groupe armé État islamique. « Tant que les États-Unis et leurs satellites tueront nos frères en Syrie, en Irak et en Afghanistan, nous détruirons de l'intérieur votre système national de cybersécurité », déclarent les pirates. Le compte piraté de Newsweek publie aussi un message à l'attention de la première dame américaine. On peut lire : « Une sanglante Saint-Valentin à vous, Michelle Obama. Nous vous surveillons, vous, vos filles et votre mari ». 


MARS 2015 : Des sites québécois visés

Les pages web du Bloc québécois et de la Chambre immobilière des Laurentides font partie d'une quinzaine de sites Internet piratés par un groupe qui se nomme l'« United Islamic Cyber Force ». Leur page d'accueil respective fait place à un fond d'écran noir sur lequel on peut lire en rouge « United Islamic Cyber Force et Salami Ala Aqsha » et un lien qui renvoie à une page Facebook du groupe.

Selon une traduction de l'arabe, en haut de la page, on peut y lire une profession de foi musulmane : « J'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muhammad est l'envoyé de Dieu ».


AVRIL 2015 : TV5 Monde

Des pirates informatiques du groupe Cyber Califat, se disant fidèles au groupe armé État islamique, interrompent brièvement la diffusion du réseau de télévision TV5 Monde, mettant simultanément hors antenne 11 chaînes internationales en plus de prendre le contrôle de ses sites Internet et de sa présence sur les médias sociaux. Un large bandeau noir portant la mention « Je suis ISIS » s'affiche sur les sites pendant un moment.

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