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Le gouvernement libéral n'investira « pas une cent » dans le Plan Nord d'ici 5 ans selon Bernard Drainville

Bernard Drainville, candidat dans la course à la direction du Parti québécois, accompagné par Gilles Chapadeau, ex-député péquiste de Rouyn-Noranda-Témiscamingue (à droite)

Bernard Drainville, candidat dans la course à la direction du Parti québécois, accompagné par Gilles Chapadeau, ex-député péquiste de Rouyn-Noranda-Témiscamingue (à droite)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De passage en Abitibi-Témiscamingue dans le cadre de la course à la direction du Parti québécois, le député de Marie-Victorin Bernard Drainville a vertement critiqué la nouvelle version du Plan Nord déposée aujourd'hui par le gouvernement Couillard.

Un article de Félix B. DesfossésTwitterCourriel

M. Drainville, qui est également porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie et de ressources naturelles, a présenté un tableau démontrant que, malgré les promesses d'investissement d'environ 2 milliards de dollars dans des projets d'infrastructure d'ici 2035, aucune somme ne serait investie pour le développement du Plan Nord au cours des 5 prochaines années.

Bernard Drainville a dénoncé « l'absence de fondements solides du nouveau Plan Nord du gouvernement libéral ».

« C'est qu'il ne met pas une cent dans son Plan Nord. Pour les 5 prochaines années, développement du Plan Nord, pas une cent! Si tu es pour faire une annonce comme celle-là, il faut que tu dises aux gens : " Je suis sérieux et on va investir là-dedans " », a-t-il martelé.

M. Drainville appuie son discours sur les chiffres suivants, tirés du document Budget 2015-2016 - Le Plan économique du Québec.

Le tableau présenté par Bernard Drainville. Source : Budget 2015-2016 - Le Plan économique du Québec, page B.185Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le tableau présenté par Bernard Drainville. Source : Budget 2015-2016 - Le Plan économique du Québec, page B.185

Photo : Hand-out

Le candidat à la direction du PQ croit que le message ainsi lancé aux investisseurs potentiels n'est pas le bon. « Alors tout l'argent qui va venir, va venir du secteur privé. C'est bien, c'est très bien. Mais il faut qu'un moment donné, l'état dise que lui aussi va faire sa part pour préparer le terrain, pour bien préparer les infrastructures, par exemple, pour s'assurer que ces investissements-là se réalisent, se concrétisent », pense-t-il.

Il a également déploré que l'annonce du Plan Nord ait été faite loin des régions-ressources.

« Ce qui me choque un peu dans l'annonce d'aujourd'hui, c'est que M. Couillard va faire un gros show avec ça. Mais il décide d'annoncer son plan à Montréal, alors qu'il me semble qu'il devrait venir l'annoncer sur le territoire concerné par le développement des ressources et le développement minier », dit-il.

« Politiques anti-régionales »

Bernard Drainville a tiré à boulets rouges sur les récentes compressions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard, ayant notamment eu pour effet de mener à l'abolition des Conférences régionales des élus et des Centres locaux de développements. M. Drainville s'est présenté comme l'aspirant-chef qui fera face à Philippe Couillard afin de le faire reculer sur ses « politiques anti-régionales ».

C'est anti-région aussi parce qu'ils vous ont enlevé les instruments que vous aviez pour développer votre région, pour décider ce que vous voulez ici en Abitibi-Témiscamingue, le genre de communauté, d'économie, de société que vous voulez bâtir ici. Quand ils vous enlèvent vos CLD, quand ils vous enlèvent vos CRÉ, quand ils vous enlèvent vos CSSS, ils vous enlèvent le pouvoir de décider. Ils sont en train de prendre le pouvoir que vous aviez et de le centraliser à Québec.

Bernard Drainville

Repousser d'un an l'atteinte du déficit zéro

Le député de Marie-Victorin a notamment proposé de repousser d'un an l'atteinte de l'équilibre budgétaire afin de dégager une marge de manoeuvre financière notamment pour la négociation des conventions collectives avec les enseignants, enseignantes et infirmières du Québec. Il compte ainsi assurer l' « appauvrissement zéro » des travailleurs, de manière à conserver la santé de l'économie des régions.

L'austérité libérale a créé ici en Abitibi-Témiscamingue un climat de peur et d'incertitude qui est très mauvais pour l'économie et qui est très mauvais pour l'emploi.

Bernard Drainville

Bernard Drainville était accompagné de l'ancien député péquiste de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Gilles Chapadeau. Ce dernier a souligné qu'il donnait son appui à la candidature de M. Drainville dans la course à la direction du PQ. M. Drainville est en tournée en Abitibi-Témiscamingue depuis lundi dernier.

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